Prix Grande muraille verte en journalisme

Le coordonnateur national de l’Initiative de la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) Adama DOULKOM, l’administrateur des programmes de l’IGMVSS) Didier WOIRIN et leurs collaborateurs ont organisé une conférence de presse, le  20 mai 2021, à Ouagadougou. Objectif : annoncer le lancement du prix Grande muraille verte en journalisme pour la gestion durable des terres, édition 2021.

Après la 1re édition en 2020, la coordination nationale de l’IGMVSS a décidé de lancer la 2e édition du prix Grande muraille verte en journalisme pour la promotion de la gestion durable des terres. Selon les conférenciers, le dépôt des œuvres se fera à partir du 1er juin 2021 auprès de la coordination de l’IGMVSS. Quant à la proclamation des résultats, elle aura lieu lors de la prochaine édition de la Journée nationale de l’arbre prévue le 7 aout prochain à Ziniaré. Pour cette 2e édition, les organisateurs ont annoncé une innovation majeure notamment  la mise en jeu du prix spécial genre, une recommandation du jury de la 1re édition. Cela a pour objectif de susciter une plus grande participation des femmes journalistes à ce concours. Il faut signaler que l’initiation du prix  Grande muraille verte en journalisme pour la gestion durable des terres vise non seulement inciter à la production de contenu sur la gestion durable des terres mais aussi à  promouvoir l’excellence et la qualité dans la production journalistique.

Pour rappel,  l’IGMVSS est  un programme lancé par l’Union africaine en 2007 pour répondre aux défis posés par la désertification, la dégradation des terres, la sécheresse, le changement climatique, et la perte de la biodiversité. Au Burkina Faso,  l’IGMVSS met en œuvre des actions et des mesures de gestion durable des terres dans des domaines comme la conversation des eaux et des sols, la gestion durable, la restauration des forêts et systèmes agro-sylvo-pastoraux, ainsi que dans divers domaines offrant des alternatives à la gestion des ressources naturelles. Il  contribue grandement à l’atteinte de l’objectif de neutralité en matière de dégradation des terres au Burkina Faso, soit la récupération de cinq millions d’hectares de terres dégradées d’ici 2030. C’est vous dire toute l’importance de cette structure, dans le dispositif national de lutte contre la désertification et pour le renforcement de la résilience des populations vulnérables face au changement climatique », a indiqué l’administrateur des programmes Didier WOIRIN. Pour ce dernier, le défi à relever est donc énorme et cela implique la concertation, la communication, l’information et la sensibilisation des acteurs, pour que tous prennent la mesure de l’enjeu, mais aussi du rôle qu’ils doivent jouer dans l’atteinte des objectifs ; d’où la nécessité que les journalistes soient fortement impliqués dans l’opérationnalisation de l’IGMVSS.

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