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Yvonic Ramis : « Nous réfléchissons au 4e acte de décentralisation »

Paddel Afrique

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Quel avenir pour les collectivités françaises ? L’ADGCF s’est lancée dans un tour de France pour recueillir l’avis des territoriaux. Elle formulera ses recommandations dans le courant janvier dans un manifeste. Yvonic Ramis, son président, nous explique comment il veut poser le débat.

Relancer le processus de décentralisation en consultant les cadres des collectivités : c’est ce que l’ADGCF (Association des directeurs généraux des communautés de France) réalise lors d’un tour de France d’une dizaine d’étapes, qui a commencé en octobre et se terminera en décembre. Les explications d’Yvonic Ramis, président de l’association, et DGS de la ville et de l’agglomération de Moulins (Allier).

Quels sont les objectifs de ce tour de France ?

Le premier est lié notre activité classique, voir les collègues, comprendre leurs enjeux, faire du réseau. Le second, le plus important, c’est de recueillir leur avis sur ce pourrait être un nouvel acte de décentralisation. Nous allons rencontrer les membres de l’ADGCF mais nous invitons aussi tous les DG et DGA du bloc communal à y participer.  Il y aura douze rendez-vous et un webinaire spécifique pour l’outre-mer. Sur le fond, on ne pense pas à un nouveau transfert de compétences de l’Etat vers les collectivités. Ce que nous souhaitons, c’est une nouvelle étape de décentralisation qui permette de clarifier les  champs des compétences entre les collectivités.

Pourquoi se limiter à cela ?

Dans notre étude de 2019 intitulée « Quel monde territorial demain », nous avions formulé 19 propositions fortes, comme la fusion massive des communes, et nous les assumons encore aujourd’hui. On repart de cela, et on regarde comment le traduire de façon opérationnelle. Nous voulons instaurer une liberté contractuelle entre collectivités, dans le respect, bien sûr, des règles de l’État unitaire. Par exemple, si une communauté d’agglomération veut gérer une route départementale, pourquoi s’en priver si le département est d’accord ?

Est-ce que les élus souhaitent vraiment changer les règles actuelles ?

On ressent de leur part une vraie volonté d’obtenir une plus grande liberté. Ils ont été échaudés par la loi Notre, qui leur a imposé une organisation. Ils ne veulent pas que cela se produise à nouveau. Je ne peux pas affirmer que tous souhaitent aller dans cette direction. Mais c’est une tendance.

Les cadres territoriaux sont-ils devenus le moteur de la décentralisation, à la place des élus ?

Je ne pourrais l’affirmer ! Mais je sais que nous avons la capacité technique de faire sauter les verrous, ce qui permettrait de redonner du pouvoir aux élus. Il faut que le politiques reprenne toute sa place, il faut le libérer des entraves de toutes sortes, et nous, les « technos », nous pouvons faire des propositions concrètes en ce sens.

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Signature d’une Convention-Cadre de Partenariat entre CGLU Afrique et l’Institut International de la Gouvernance (IIG)

Paddel Afrique

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Dans le cadre de l’extension de son Réseau de Partenaires, le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Monsieur Jean Pierre Elong Mbassi et le Président de l’IIG, Monsieur Saad Ansari Bouaachrine ont procédé, le Mardi 20 Juillet 2021, à la signature d’une Convention-Cadre de Partenariat au siège de CGLU Afrique. Cette cérémonie de signature a été précédée par des présentations à la fois de CGLU Afrique et de l’IIG, notamment pour ce qui est de leur mandat, leur vision et leurs activités.

L’IIG est un Etablissement d’enseignement supérieur Privé, de recherche, de formation, des études, de conseil et de montage et d’exécution des projets de développement, spécialisé dans les bonnes pratiques dans le domaine de la gouvernance, dont le Siège est à Rabat, 06, Rue Mehdia Apt 2 Hassan Rabat Maroc.

Pour rappel l’IIG a appuyé l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Préfectoraux et Provinciaux (AMPCPP) et l’Académie ALGA de CGLU Afrique dans la préparation et le montage d’une dizaine de projets qui ont été présentés au Fonds Africain d’Appui à la Coopération Décentralisée Internationale du Ministère de l’Intérieur du Maroc.

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Togo : le PNUD pour un cadre de coopération avec le Secteur privé

Paddel Afrique

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Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Togo a fait part au Conseil national du Patronat du Togo (CNP), de sa volonté d’avoir un cadre de coopération avec le secteur privé togolais. C’était au cours d’une rencontre entre Aliou Mamadou Dia, Représentant-Résident de l’organisation onusienne au Togo et le N°1 de CNP-Togo, Laurent Coami Tamegnon, en fin de semaine écoulée.

Ce cadre devrait permettre de discuter des difficultés auxquelles est confronté le secteur et proposer des approches de solutions, indique-t-on.

Les recommandations qui sortiront de ce cadre, permettront in fine au Pnud, d’engager des initiatives pour “discuter des problèmes réels du Secteur Privé”. Ceci, en ligne avec la mission principale du Pnud de “soutenir la croissance économique et d’accompagner les grands changements”, informe le CNP.

D’après Aliou Dia, d’autres agences des Nations Unies seront également mobilisées pour accompagner les entreprises privées togolaises dans le cadre de leurs efforts vers l’atteinte des objectifs de développement durable ( ODD).

Intervenant au Togo depuis plusieurs années dans divers domaines, le Pnud a récemment lancé le projet de Facilité Togolaise pour l’Accélération et l’Innovation (FTAI), financé annuellement à hauteur de 265 millions FCFA pour soutenir l’innovation des startups et PME du pays.

Source : togofirst

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Afrique: l’OIF finance 6 projets de développement durable au Cameroun et en RDC

Paddel Afrique

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Six projets de recherche-innovation environnementale au Cameroun et en République démocratique du Congo (RDC), viennent de recevoir un financement de plus d’un million d’euros. Il s’agit des 6 meilleurs projets sélectionnés à l’issue du 1er appel à propositions lancé le 20 mai 2021, par l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) et ses partenaires.

Les résultats du 1er appel à proposition lancé le 20 mai 2021 par l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), sont connus. Il s’agit de six projets, financés à hauteur de 1,2 million euros. Parmi les initiatives retenues, figure le projet de mise en place du FabLab Polytech de Yaoundé au Cameroun. L’initiative de l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé vis à soutenir le développement des énergies renouvelables en Afrique centrale et plus particulièrement, la conception locale et la fabrication assistée par ordinateur de micro-turbines pour la production décentralisée de l’énergie hydraulique. Ce projet décroche une subvention de 300 000 euros.

La même somme est accordée au projet de mise en place du FabLab ÉcoDéchets à Bukavu en République démocratique Congo (RDC). Proposé par l’Université évangélique de Bukavu, ce projet vise à apporter des solutions innovantes et modernes à la gestion et valorisation des déchets.

Innovations technologiques

Dans le domaine de l’innovation technologique, deux projets sont retenus. Le projet de création du Centre de recherche et d’innovation technologique en environnement et en sciences de la santé (Critess), par l’université de Kinshasa (RDC). Le projet propose une approche holistique de lutte contre le paludisme à travers une démarche originale santé-environnement par la lutte intégrée de réduction de la reproduction des anophèles dans les zones à risque et la production de nano médicaments. La subvention accordée à ce projet est de 170 000 euros.

Dans le même thème s’inscrit le projet d’excellence en production d’innovations technologiques en agro-industrie mis en œuvre par l’École nationale supérieure des sciences agro-industrielles de l’université de Ngaoundéré au Cameroun. Situé au carrefour de durable  trois pays du Bassin du Congo, le projet subventionné à hauteur de 170 000 euros, assurera l’incubation d’innovations agroalimentaires portées par des jeunes de la sous-région Afrique centrale.

Récupération

La Production et diffusion des innovations pour les constructions écologiques et les équipements au Cameroun est le quatrième sujet retenu par l’IFDD. Une activité menée depuis 2016 par la Mission de promotion de matériaux locaux (Mipromalo) pour soutenir les innovations sur les matériaux de construction alternatifs et la réduction des coûts des matériaux de construction en faveur des populations défavorisées. Ce projet obtient une subvention de 170 000 euros.

L’autre projet retenue porte sur la réalisation d’une étude sur l’état des savoirs locaux et autochtones en matière de développement durable et leur utilisation en tenant compte des spécificités liées au genre et à l’égalité femme-homme en RDC et au Cameroun. C’est une idée de l’École régionale postuniversitaire d’aménagement et de gestion intégrés des forêts et territoires tropicaux (en RDC), subventionnée à hauteur de 150 000 euros.

Un deuxième appel à proposition est annoncé

Les appels à proposition de l’IFDD, organe d’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), sont mis en œuvre dans deux pays cibles, le Cameroun et la RDC. Avec le concours des partenaires nationaux tels que l’université Kongo et Eden Africa en RDC, et Ingénieurs sans frontières au Cameroun, l’IFDD sélectionnèrent les meilleurs projets de recherche, capable de soutenir le développement durable dans le Bassin du Congo.

Un deuxième appel à propositions du même genre est en cours. Il vise la sélection de 9 nouveaux projets pour une enveloppe complémentaire de 1,47 millions d’euros.

Source : afrik21

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