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Rencontre avec Marc N’timon, patron de la marque de farine et semoule de maïs EbliFoods

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Opérationnelle depuis 2019, la Société Industrielle de Transformation des Produits Agricoles Tropicaux (SITRAPAT) au capital de 200 millions FCFA, est une entreprise togolaise, transformatrice de maïs en produits dérivés vendus localement ou exportés vers les pays d’Afrique de l’ouest et de l’UE. Avec une production journalière moyenne estimée à 50 tonnes de semoule et de farine de maïs, son unité de transformation, montée de toutes pièces par les ingénieurs de Bühler et lancée début 2020, en pleine crise Covid-19, a attiré l’attention de Togo First qui est allé à la rencontre de son Directeur général, Marc N’timon.

Togo First (TF) : Qui est  Marc N’timon Fouyare, DG de la SITRAPAT et quel est son parcours ? 

Marc N’timon (MN) : Je suis Marc N’timon, promoteur de SITRAPAT, une société spécialisée dans la transformation pour l’instant du maïs. Elle a été créée en 2018 et se trouve à 35 km de Lomé à la sortie nord de la ville de Tsévié.

S’agissant de mon parcours, je suis ingénieur agronome depuis plus de 20 ans. Une carrière qui m’a permis de travailler avec des paysans sur les questions liées à la santé des plantes et de me rendre compte de la grande place qu’occupe le maïs dans l’agriculture togolaise.

Cette céréale est cultivée en effet par plus de 2 millions de producteurs, qui cultivent chaque année près de 900 000 hectares. Nous avons donc mis en place cette unité de transformation pour d’abord soulager les paysans en ce qui concerne l’écoulement de leur récolte, ensuite pour répondre aux besoins de consommation des populations.

“Nous avons mis en place cette unité de transformation pour soulager les paysans en surproduction et répondre aux besoins de consommation des populations en termes de qualité”

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A l’usine de transformation SITRAPAT

TF : Les activités de votre industrie ont été lancées en plein coronavirus, une pandémie qui a freiné les économies et qui dure depuis bientôt 2 ans.  Quels ont été les impacts de cette situation sanitaire sur vos activités ?

MN : L’usine a été construite alors qu’il n’y avait aucun signe de pandémie à l’horizon du coup le premier impact a été la date d’ouverture que nous avons dû reporter de 2 mois. Nous avons également dû détruire des tonnes de grits, faute d’achat parce que les activités des brasseurs avaient pris un sale coup. Néanmoins, nous continuons à tourner même si les restrictions ne sont toujours pas levées dans certains pays de la sous-région où nous livrons.

Nous continuons à tourner même si les restrictions ne sont toujours pas levées.

TF : Quelles transformations faites-vous concrètement avec le maïs ?

MN : Pour l’instant nous transformons principalement le maïs en deux produits dérivés : la semoule, utilisée pour le brassage de la bière, et la farine, destinée à la consommation. Tous nos produits sortent sous le label ‘Eblifoods’, un mot qui vient de la jonction de “Ébli”, maïs en mina (langue parlée au sud du Togo, ndlr), et “Food” comme nourriture en anglais.

Notre produit phare est la semoule ou le grits. Elle s’exporte principalement vers les brasseries de la sous-région qui nous font confiance, notamment la première brasserie du Bénin (SOBEBRA). Mais, malheureusement sur le plan national, nous n’avons pas encore de contrat avec les brasseries sur place, même si nous le souhaitons vivement.

Quant à la farine, elle est certes destinée à la consommation locale, mais nous exportons également vers d’autres pays comme le Ghana, le Niger, le Burkina et même au sein des pays de l’Union européenne.

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Tous nos produits sortent sous le label ‘Eblifoods’

TF : Pour des produits de consommation encore très peu connus de la population togolaise, quelle stratégie marketing utilisez-vous pour la distribution ?

MN : Nous travaillons avec des distributeurs qui disposent de réseaux de revendeurs sur le marché. Nous comptons ainsi plus de 300 points de vente à Lomé. Plusieurs actions sont entreprises sur le terrain avec des commerciaux pour porter davantage les produits vers d’autres marchés. La marque s’étend à d’autres localités  à l’intérieur du pays.

Face à la flambée des prix des matières premières agricoles, SITRAPAT a gardé inchangés ses prix, avec l’idée de motiver les consommateurs à s’intéresser à ses produits. Pour preuve, nous vendons 2,5 kg de notre farine à 1000 FCFA, alors qu’avec la même somme d’argent vous n’avez que 1,8 kg après l’achat du maïs et sa mouture.

TF : Comment se comporte alors  la demande  de farine sur le marché local dans cette atmosphère de flambée des prix du maïs?

MN : Face à la flambée des prix des matières premières agricoles, nous avons gardé inchangés les prix de nos produits, avec l’idée de motiver les consommateurs à s’intéresser de plus en plus à ces derniers, surtout qu’ils sont nettement moins chers, comparés aux méthodes traditionnelles utilisées pour obtenir la farine.

Pour preuve, nous vendons 2,5 kg de notre farine à 1000 FCFA (1,53 euro, ndlr), alors qu’avec la même somme d’argent, vous n’avez que 1,8 kg après l’achat du maïs et sa mouture. Et pourtant, le marché reste encore capricieux selon ce que nous indiquent nos chiffres.

Nous ne faisons pour l’instant pas de marges, parce que le prix est passé du simple au double sur le marché. Dans de pareilles circonstances, nous avons décidé de ne pas faire marche arrière avec nos clients. Surtout que pour la semoule, nous  avons déjà des contrats avec eux. Nous sommes conscients qu’il faudra honorer les termes des accords, peu importe ce qui se passe. Et c’est l’un des grands défis en entreprise : il faut assumer ses responsabilités.

Nous sommes sûrs de pouvoir faire des marges lorsque les prix vont descendre, mais ce n’est pas l’élément fondamental aujourd’hui. Notre priorité reste le respect des termes des contrats que nous avons signés avec les partenaires qui nous font confiance.

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Sac de farine de mais Eblifoods 2,5 kilos

TF : Cette situation de respect des termes des contrats malgré les caprices des prix des matières premières ne vous encourage-t-elle pas à aller vers des contrats à terme sur les matières premières ?

MN : Bien évidemment ! Il n’y a pas que la fluctuation du prix qui nous y oblige. La disponibilité des matières premières également. Sur ce plan, nous avons déjà des acquis avec plus de 2000 hectares de maïs sécurisés Nous aidons même ses producteurs à obtenir des semences améliorées et des intrants pour un bon rendement, ceci dans un cadre contractuel. Au-delà de ces contraintes, nous le faisons également pour la traçabilité et la qualité des produits que nous transformons.

TF : Les mesures de restriction des exportations d’un pays à un autre se sont multipliées pour juguler l’inflation observée sur le marché des produits agricoles. Pour vous qui êtes à plein pied dans la transformation, quelles pourraient être les conséquences pour votre chaîne de production ?

MN : Nous avons approché les autorités compétentes au Togo, qui nous ont confirmé que nous ne sommes pas concernés par ces interdictions qui portent notamment sur le maïs grain. Une nuance très importante, vu que notre produit fini est la farine. Puisque nous sommes accompagnés dans les processus d’obtention des marchés, les autorités nous ont délivré une autorisation légale d’exportation nous permettant de continuer nos activités en toute quiétude.

TF: Dans un environnement où les opérateurs économiques se contentent le plus souvent du trading (import, export et commercialisation des matières premières) sans une valeur ajoutée, pourquoi avoir pris le chemin de l’industrialisation ?

MN : En tant qu’africain en général et Togolais en particulier, il faut qu’on en finisse avec le système du trading import-export. Nous ne pouvons plus nous contenter d’acheter puis de revendre sans valeur ajoutée. Ce que nous pouvons transformer ici, faisons-le parce qu’il en va de la survie de nos pays. Par ailleurs, les institutions publiques devraient nous accompagner dans cette démarche qui encourage le développement de nos pays.

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Sur le chantier du montage de l’usine avec des partenaires(PNUD, ministre de l’agriculture, …)

TF : Parlant de l’accompagnement, comment avez-vous réussi à créer votre usine, sachant que la question du financement se pose très souvent ? 

MN : La question du financement est très épineuse. C’est un parcours de combattant qui ne devrait pas nous amener à abandonner. Il y a beaucoup de freins, notamment en ce qui concerne les taux d’intérêts trop élevés et la durée des prêts qui n’est pas toujours adaptée à l’industrialisation. Pour mon expérience, je peux vous rassurer : il est possible de se faire accompagner.

Les banques sont certes frileuses mais il y a toujours des financements. Il faut donc pour cela se battre, mériter un certain niveau de confiance, et mettre du sérieux dans son projet. Pour notre part, nous avons été accompagnés par la NSIA banque.

Cela n’a pas été facile mais avec de la confiance et du sérieux, cela a été possible. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de mécanismes de financements qui peuvent aider d’autres promoteurs d’unités.

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(TF) : Au-delà de cette situation conjoncturelle, quels sont les défis auxquels fait face la SITRAPAT  en ce moment et quel serait votre mot à l’endroit des consommateurs locaux pour finir ?

(MN) : Les défis sont nombreux pour la jeune entreprise que nous sommes. Le premier challenge est de pouvoir amener les brasseries du Togo à s’intéresser à nos produits et pour cela nous sommes disposés à leur fournir tout ce qu’il faut pour gagner leur confiance. L’autre défi est de pouvoir conquérir d’autres marchés sur le continent en leur garantissant une qualité qui répond aux normes internationales. Et pour finir, nous appelons les Togolais à nous faire beaucoup plus confiance et essayer nos produits parce qu’ils ne seront pas déçus par le résultat.

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Comment les régions s’invitent dans les zones d’activités

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Les régions accompagnent les intercommunalités pour consolider les zones économiques en déficit et créer les vitrines de leur attractivité. Sont bénéficiaires d’un soutien renforcé les EPCI porteurs de projets d’aménagement, de restructuration ou de développement, ainsi que les entreprises domiciliées sur ces zones. En entrant dans les stratégies régionales, les EPCI bénéficient des subventions et d’ingénierie. A leur demande, les établissements fonciers portent les acquisitions.

Depuis la loi « Notre » de 2015, les EPCI sont les acteurs référents en termes de création, d’aménagement, d’entretien et de gestion des zones d’activités économiques (zones d’acti­vité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique, portuaire ou aéroportuaire). En date du 1er janvier 2017, l’ensemble de ces zones leur ont été transférées. Mais « si officiellement, les régions n’ont pas de compétence en matière d’immobilier d’entreprises, dans les faits, nous intervenons pour accompagner le financement des études des EPCI ou l’accueil des entreprises avec, notamment, le développement des services », reconnaît ­Bernard  Kleynhoff, vice-président chargé du développement économique de la région Paca.

La région renforce cette intervention par un dispositif spécifique, les OIR qui, au nombre de huit, déclinent chacune un secteur d’excellenc : smart-tech, énergies de demain, industries du futur, économies de la mer… Un prisme bien plus large qu’une seule sélection de zones d’activités. « Là où ces secteurs sont dominants, les projets structurants portés par les collectivités et les entreprises bénéficient d’un soutien renforcé qui peut se traduire par des subventions, mais aussi par une intervention originale en ingénierie. Nous les assistons pour la définition du modèle économique, la structuration juridique ou la recherche de co-investisseurs… » précise Jean-­François ­Royer, directeur général de l’agence régionale de développement économique, ­Risingsud.

Produits d’appel

En ­Occitanie, l’intervention se déclenche sur le fondement géographique : sur les 1 200 zones d’activités de la région, quarante OZE bénéficient d’un soutien particulier. Pour la plupart généralistes, elles regroupent 1 237 entreprises et 25 776 emplois. « En 2020, sur l’OZE ­Gabriélat [Ariège], par exemple, la société ­Equadex, entreprise spécialisée dans l’infogérance et les télécoms, a ­investi 2 millions d’euros pour son data center et a créé dix emplois sur le territoire », illustre ­Jalil  Benabdillah, vice-président chargé du développement économique. Avec son bras armé, l’agence régionale de développement économique, Ad’occ, la collectivité assume une politique volontariste : « Nous faisons partie des rares régions à porter une politique aussi ambitieuse », ajoute-t-il.

L’Occitanie ne sélectionne pas les zones en fonction des activités des entreprises, mais elle porte une attention particulière aux activités en déficit. Selon ­Cécile  Mugnier, responsable de l’offre « accueil et implantation » de l’Ad’occ, « l’intérêt pour tout le territoire est aussi de s’appuyer sur des sites vitrines afin de renforcer la visibilité de la région au niveau national et international. C’est un produit d’appel ». En déficit d’entreprises, la plateforme industrielle ­d’Arkema à ­Château-Arnoux-Saint-Auban (5 100 hab., Alpes-de-Haute-Provence), spécialisée en chimie, est accompagnée par ­Risingsud. L’agence a conduit une mission sur le positionnement stratégique de la plate­forme, l’offre de services (foncier, utilités et services), les conditions économiques de l’implantation de nouvelles activités sur le site, enfin, sur les actifs économiques de celle-ci pour une meilleure valorisation marketing.

Stratégie intercommunale rationalisée

Depuis 2015, date du lancement de son dispositif d’aide, la région Bourgogne  Franche-Comté a soutenu dix Zair pour un budget annuel de 2,9 millions d’euros en moyenne. Elle accompagne financièrement, durant la période d’exécution du SRDEII, les intercommunalités sur leur stratégie locale d’offre foncière et immobilière économique. Sont alors examinés à la loupe la surface foncière et immobilière commerciale, la vocation économique du lieu, la typologie des entreprises, mais aussi la pérennité des emplois créés, la préservation de la biodiversité ou le rayonnement national ou international du projet.

Avec une priorité pour les zones industrielles, la collectivité débourse une subvention ­plafonnée à 800 000 euros et s’élevant au maximum à 20 % des investissements éligibles. Condition ­préalable, les intercommunalités doivent avoir défini une stratégie commerciale précise. Pour le nouveau vice-président chargé du développement économique à la région, ­Nicolas ­Soret, « cela signifie que l’aménagement de la zone doit correspondre à un véritable besoin et qu’elle soit capable de satisfaire des structures de taille diverses pour offrir un parcours ­résidentiel ».

Les entreprises, quel que soit leur site d’implantation, sont assistées par les agences régionales. Mais sur les OZE, les experts de l’agence régionale proposent un accompagnement sur mesure et gratuit du soutien à la réalisation du projet immobilier avec l’Arac : aides à la recherche du terrain, conseils architecturaux, juridiques et financiers, ingénierie « recrutement et formation »… Et la stratégie de l’Occitanie en faveur du développement durable se traduit dans les cahiers des charges des entreprises, les critères « RSE » sont ainsi déclinés de la création d’emplois à la proximité des fournisseurs. « Notre action s’appuie sur l’héritage des deux anciennes régions, Midi-Pyrénées qui soutenait les territoires par subventions et le Languedoc-­Roussillon qui s’engageait par la maîtrise d’ouvrage directe », résume ­Jalil Benabdillah.

Le foncier, nerf de la guerre

Pour son nouveau mandat, l’Occitanie entend consolider son intervention. « Si le taux d’occupation de l’ensemble des OZE est de 70 %, pour certaines, c’est plus difficile de trouver des entreprises », explique ­Jalil Benabdillah. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, il faut quatre ans pour sortir un projet d’implantation, de l’étude jusqu’au bâti. Raison pour laquelle, il est indispensable d’augmenter les réserves foncières. Cela permettra de réduire le temps d’installation à près de dix-huit mois. » Ainsi, l’Occitanie participe, avec les autres collectivités, à la gouvernance des structures chargées de l’aménagement des zones pour faciliter l’acquisition foncière et s’appuie, comme actionnaire principal, sur la SEM Arac Occitanie.

« La maîtrise foncière est essentielle, reconnaît l’élu de la région Paca, ­Bernard Kleynhoff. L’établissement public foncier, l’EPF Paca, est intervenu sur 535 sites, 62 sont à dominante économique. A la demande des collectivités, il finance l’achat et le portage des terrains. « L’EPF ne peut agir que pour les projets de reconversion, de requalification de zones d’activités économiques existantes ou de redéploiement d’entreprises dans le cadre de projets de renouvellement urbain », précise ­Claude  Bertolino, directrice générale de l’EPF Paca.

En ce début de mandat, les élus planchent sur les priorités des régions en matière économique pour rédiger les nouveaux SRDEII. Avec la crise, les intentions dévoilées pendant la campagne sont claires : les régions vont renforcer leurs interventions, notamment, en matière de relocalisation industrielle.

Focus

« Certaines intercos n’ont pas encore dressé leur état des lieux »

Floriane Boulay, déléguée générale adjointe de l’Assemblée des communautés de France

« Avec les SRDEII, les régions ont été reconnues chef de file en matière économique et, avec le recul, nous constatons que cette évolution est satisfaisante pour les territoires.

Si depuis 2017, les intercommunalités sont montées en puissance en matière de foncier commercial, certaines se sont trouvées avec des zones dont elles ne savaient pas quoi faire. Encore aujourd’hui, certaines sont au tout début de l’aventure et n’ont pas dressé leur état des lieux. De plus, avec le zéro ­artificialisation nette, la logique de l’utilisation du foncier doit évoluer. Les régions soutiennent les EPCI dans une optique de complémentarité globalement positive. »

Focus

« Nous souhaitons proposer le bail à construction aux entreprises »

Bertrand Pageaut, directeur adjoint chargé de l’aménagement, du foncier et de l’urbanisme d’Occitanie

« Jusqu’à présent, les entrepreneurs avaient une vision patrimoniale, il fallait acheter le foncier afin d’implanter l’entreprise. Pour optimiser l’utilisation du foncier et répondre aux exigences du zéro artificialisation nette, nous voulons promouvoir l’externalisation par une location à long terme. Et nous étudions à la possibilité de proposer le bail à construction aux entreprises.

Cette offre est avant tout adaptée aux grandes sociétés, les plus petites restant encore très attachées à une logique patrimoniale. Nous devons aussi axer notre intervention sur les friches et nous soutenons tous les territoires porteurs de zones d’activités en finançant des études de stratégie d’aménagement. Ce sont l’ensemble des zones qui doivent monter en gamme, notamment en matière environnementale. »

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Mission multisectorielle du Club Afrique Développement du groupe Attijariwafa bank au Gabon sous le thème «Leviers d’Industrialisation du Gabon»

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Libreville, le 22 octobre 2021 – Le Club Afrique Développement du groupe Attijariwafa bank et l’Union Gabonaise de Banque ont organisé hier au Gabon, en format digital, une mission multisectorielle autour du thème « Leviers d’industrialisation du Gabon ».

La conférence plénière, diffusée en direct de Libreville, s’est tenue avec la participation de Mme Nicole Jeanine Lydie ROBOTY Epouse MBOU, Ministre de l’Economie et de la Relance de la République Gabonaise.

A cette occasion, M. Ghislain MOANDZA MBOMA, Directeur Général de l’Agence Nationale de Promotion des Investissements a présenté un exposé sur la thématique principale, axant son intervention sur le potentiel de croissance que recèlent les trois secteurs clés retenus : Agro-Industrie, Transformation de Bois, Production de Matériaux de construction.

Il s’agit de la 30e mission du genre sur le continent depuis la création du Club Afrique Développement en 2016.

Plus de 300 chefs d’entreprise et institutionnels de neuf pays du continent (Gabon, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Egypte, Mali, Maroc, Sénégal et Tunisie) ont pris part à cette mission, à l’occasion de laquelle les opportunités de collaboration et d’investissement visant le développement de ces filières ont été explorées. Les opérateurs économiques ont également tenu plus d’une centaine de rendez-vous d’affaires organisés durant la journée dans la perspective de nouer des partenariats.

A cette occasion, Mme Mouna Kadiri, Directrice du Club Afrique Développement a rappelé le cheminent de la dynamique « Afrique Développement » qui a fédéré en une décennie près de 15.000 entreprises et acteurs publics de 40 pays du continent, ayant réalisé près de 25.000 rendez-vous d’affaires dans les secteurs essentiels du développement de l’Afrique (Industries de la Santé, BTP, Infrastructures, Agro-industrie, etc.)

« La Mission multisectorielle du Gabon sous ce format digital en direct de Libreville et des autres capitales africaines incarne la volonté des entreprises, jamais démentie, à travailler entre elles, au-delà des obstacles parfois considérables », a-t-elle par ailleurs précisé.

« Avec le premier réseau bancaire du pays et son positionnement d’acteur de référence dans la sous-région, l’Union Gabonaise de Banque contribue activement, depuis une soixantaine d’années, au financement de l’économie nationale et sous régionale. L’organisation de cette nouvelle mission multisectorielle dans un contexte de crise est l’illustration la plus tangible de son attachement à la promotion des échanges Sud-Sud et au soutien des investisseurs étrangers souhaitant s’implanter au Gabon» a pour sa part ajouté Monsieur Abdelouahed El Kiram, Directeur Général de l’Union Gabonaise de Banque.

«Le thème choisi de cette mission est très important pour le Gabon dans un contexte marqué, comme vous le savez, par la crise sanitaire» a souligné Madame Nicole Jeanine Lydie ROBOTY Epouse MBOU, Ministre de l’Economie et de la Relance de la République Gabonaise en exposant les contours du Plan d’Accélération de la Transformation (PAT) 2021-2023, stratégie segmentée de développement et de diversification de l’économie gabonaise.

« Nous vous proposons de mettre à votre disposition une banque de projets dans un cadre de travail adapté et un code des investissements des plus attractifs » a ajouté Madame la Ministre de l’Economie et de la Relance, soulignant à l’attention des 300 chefs d’entreprises africaines qu’« il est important pour nous de capitaliser sur la Coopération Sud-Sud (…). Cette coopération est non seulement capable de mobiliser les compétences humaines et techniques mais également des ressources financières nécessaires à la réalisation des projets d’envergure structurants ».

Cette rencontre est la deuxième initiative en format full digital après celle organisée en avril 2021 par le Club Afrique Développement Sénégal, avec la CBAO et le Crédit du Sénégal.

À propos du Club Afrique Développement

Le Club Afrique Développement, créé par le groupe Attijariwafa bank, se donne comme ambition de fédérer la communauté des affaires, les dirigeants, les représentants publics afin de dynamiser de manière pragmatique les investissements à l’échelle du continent.

C’est un espace de mise en relation et d’échange dédié aux opérateurs économiques désireux de prospérer dans le continent, par le développement de courants d’affaires ou/et des investissements dans cette région du monde. C’est aussi une plateforme donnant accès à des informations, formations, services et expertises à dessein de favoriser la concrétisation des projets d’entrepreneurs, des grands projets structurants des Etats, ainsi que la coopération Sud-Sud et Nord-Sud.

Outre le Forum International Afrique Développement à Casablanca, le Club Afrique Développement, qui compte aujourd’hui plus de 3000 membres, a organisé avec les filiales africaines du groupe Attijariwafa bank 29 missions multisectorielles dans 15 pays du continent, mobilisant plus de 3500 chefs d’entreprise du continent. En six éditions, le Forum International Afrique Développement a pu réunir plus de 10.000 entreprises de 40 pays du continent et des pays partenaires, réalisant plus de 22.000 rendez-vous d’affaires structurés et générant des investissements conséquents dans plusieurs pays en Afrique.

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Salon Tech&Bio : un nouveau recueil d’initiatives coopératives sur les transferts entre agricultures Bio et conventionnelle

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A l’occasion de l’édition 2021 du salon Tech&Bio à Valence, La Coopération Agricole a organisé un partage d’expériences autour du lancement de son nouveau recueil d’initiatives coopératives (Théma) intitulé « Passerelles entre agricultures : des dynamiques avec l’Agriculture Biologique » (1). Une occasion de faire le point sur les chiffres clés des filières bio coopératives, et d’enrichir la question du transfert de pratiques entre les différents modèles agricoles, de témoignages issus du terrain afin de favoriser l’accompagnement des transitions environnementales.

Un outil au service de l’accompagnement des transitions
Depuis près de 40 ans les coopératives agricoles jouent un rôle clé dans la structuration des filières biologiques et œuvrent pour le développement de filières bio françaises performantes et durables. Loin de l’opposition habituelle des modèles, ce recueil, à travers les témoignages de 19 coopératives, reflète les passerelles vertueuses qui existent entre les multiples formes de productions et de certifications, tant d’un point de vue technique que commercial, en soulignant l’ancrage territorial et le modèle démocratique coopératif. Certaines pratiques agronomiques éprouvées grâce à l’Agriculture Biologique servent les autre modes de production, qui participent à leur tour à une croissance accélérée du Bio par leurs expériences des marchés traditionnels et leurs outils de transformation. Ces complémentarités d’approches constituent une véritable force pour créer différentes synergies au sein des coopératives afin de favoriser l’accompagnement des transitions agroécologiques.

Le réseau coopératif toujours en plein développement sur l’Agriculture Biologique
En 2021, on compte 750 coopératives et unions certifiées Bio, avec une dynamique forte : + 22% en 2 ans et demi, soit 1/3 des 2300 coopératives françaises engagées dans les filières biologiques. Prolongement des exploitations agricoles, les coopératives, présentes sur l’ensemble de la chaîne alimentaire et sur tous les territoires français, sont le meilleur relai pour favoriser les transferts de bonnes pratiques entre agricultures et structurer les filières Bio afin d’atteindre les objectifs ambitieux de développement fixés aux niveaux national et européen.

« Face aux urgences climatiques, aux demandes sociétales croissantes et aux attentes des consommateurs, les filières agricoles, Bio comme conventionnelles, opèrent entre elles un transfert de bonnes pratiques afin d’accélérer leur transition vers un modèle durable et résilient. C’est ce qu’illustre ce recueil d’initiatives, à travers des témoignages de terrain qui mettent en avant le travail des coopératives, prolongement des exploitations, pour accompagner cette dynamique vertueuse sur l’ensemble de la chaîne alimentaire et sur tous les territoires« , commente Dominique Chargé, Président de La Coopération Agricole.

Télécharger ici le Théma :
« Passerelles entre agricultures : des dynamiques avec l’Agriculture Biologique ».

Chiffres Clés coopératives bio 2021

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