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Projet Gemwet «Conservation et développement durable des zones humides côtières à forte valeur écologique | Le cas de Ghar El Melh»: Contribuer à la croissance économique et au développement socioculturel

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Un des volets du projet porte sur l’identification des actions concrètes ayant pour objectif de promouvoir un tourisme plus écologique et durable au niveau de Ghar El Melh et autour de ses zones humides, et ce, en concertation avec les parties prenantes concernées.


Le projet Gemwet «Conservation et développement durable des zones humides côtières à forte valeur écologique : le cas de Ghar El Melh, Tunisie » a pour objectif de contribuer à la croissance économique, au développement socioculturel et à la santé écologique de la région de Ghar El Melh par la mise en place d’un système de gestion intégrée des ressources naturelles et de bonnes pratiques de gestion des zones humides. Ce projet est financé par la Fondation Mava et mis en œuvre par un ensemble de partenaires régionaux et nationaux, dont le Fonds mondial pour la nature-Afrique du Nord (WWF-NA). Un des volets du projet porte sur l’identification des actions concrètes ayant pour objectif de promouvoir un tourisme plus écologique et durable au niveau de Ghar El Melh et autour de ses zones humides, et ce, en concertation avec les parties prenantes concernées. Dans ce contexte, le Fonds mondial pour la nature-Afrique du Nord, en partenariat avec la municipalité de Ghar El Melh, a organisé récemment à Tunis, un atelier de concertation régional ayant pour but d’identifier et de discuter les actions concrètes à engager dans le cadre du Projet Gemwet pour un tourisme plus durable et intégré autour des zones humides de Ghar El Melh.

L’équilibre entre les trois piliers du développement durable

Dans ce cadre, Meriam Ben Zakour, chargée du Projet Gemwet- WWF-NA, a mentionné que «le tourisme durable est défini par l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) comme un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil». Il vise l’équilibre entre les trois piliers du développement durable. Il concerne également la production et la réalisation d’activités touristiques durables. Parmi ses principes : l’exploitation de façon optimale des ressources de l’environnement qui constituent un élément-clé de la mise en valeur touristique, et ce, en préservant les processus écologiques essentiels et en aidant à sauvegarder les ressources naturelles et la biodiversité. Le tourisme durable assure, par ailleurs, une activité économique viable sur le long terme, notamment des emplois stables, des possibilités de bénéfices et des services sociaux pour les communautés d’accueil, et contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté.

Ainsi, Chott Coucou est un cordon littoral étroit (entre 40 et 100 m) qui sépare la lagune de Ghar El Melh de la Méditerranée. La morphologie de ce cordon littoral a été fortement modifiée dans un temps assez récent, surtout depuis la création du nouveau Port. Le transit sédimentaire vers le Sud du Port est bloqué par les digues du port et les épis de la plage de Sidi Ali El Mekki, entraînant ainsi un déficit sédimentaire, une érosion et le retrait du rivage à l’aval. Il s’agit d’un site extrêmement fragile sur lequel reposent tous les mécanismes hydro-géomorphologiques de la lagune de Ghar El Melh. C’est donc un espace de plage qui doit être protégé efficacement et avec tous les moyens disponibles au plus haut niveau, car les plus grands changements environnementaux de toute la région dépendent de cette enclave côtière.

Sidi Ali El Mekki : comptage et caractérisation des usagers

Le total d’usagers fréquentant la plage en haute saison, pour la période du 15 juin au 15 septembre, s’élève à environ 735.842  personnes (en moyenne 17.354/j). Le nombre de voitures passées par le point de comptage à la haute saison a été de 44.856 (en moyenne 3.662/j). En effet, Mme Ben Zakour a expliqué que les services offerts ne correspondent pas aux attentes des visiteurs. La plage manque de services (informatifs, sanitaires, de surveillance, etc.) et ne dispose pas d’accès adéquat pour l’assistance en cas de situation d’urgence compromettant les biens et la vie des personnes. La plage de Sidi Ali El Mekki est actuellement un site extrêmement vulnérable en raison de sa situation d’instabilité côtière, du concours d’impacts anthropiques accumulés et de la pression qui s’exerce sur cet environnement. En l’absence de mesures strictes de préservation des ressources et de contrôle des activités, un risque réel de perte ou dégradation irréversible existe, avec les conséquences environnementales, sociales et économiques qui y sont associées. Une gestion intégrée de la zone côtière partant d’une vision éco-systémique est donc nécessaire.

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Au Rwanda, Kigali se rêve en ville verte

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La capitale, qui dispose d’un système de vélos en libre-service depuis début septembre, est la vitrine des ambitions du régime de Paul Kagame en matière environnementale.

Placide essuie la sueur de son front. « Cela m’aurait pris plus d’une heure de faire ce trajet en bus. Mais là, en vélo, je n’en ai eu que pour vingt minutes », lâche ce jeune commerçant rwandais en descendant d’une bicyclette flambant neuve. Roues vertes et guidon jaune : la start-up Guraride a choisi les couleurs du drapeau du Rwanda pour ses vélos en libre-service, disponibles à Kigali depuis début septembre.

C’est dans ce petit pays vallonné d’Afrique centrale que l’entrepreneur nigériano-américain Tony Adesina, déjà à l’origine de deux entreprises spécialisées dans l’écomobilité et basées au Rwanda, a décidé de lancer son nouveau projet destiné à réduire l’utilisation des transports polluants.

Et pour cause : dans une région où les centres urbains sont souvent exclusivement réservés aux voitures, Kigali fait figure d’exception. « Le Rwanda fait beaucoup d’efforts en termes d’infrastructures pour les cyclistes. Le pays est prêt à adapter ses politiques et mettre en place les mesures nécessaires pour le bon fonctionnement d’initiatives comme celle-ci », affirme Jerry Ndayishimiye, directeur marketing de la start-up.

Certains des grands axes du centre-ville de Kigali ont en effet été récemment doublés de pistes cyclables. Au total, la mairie assure travailler sur un réseau de 17 kilomètres à travers la capitale. Le pays a également mis en place des incitations économiques pour attirer les entreprises dans le secteur des « transports verts » : exemption de taxe à l’importation de matériel pour véhicules électriques, taux d’imposition préférentiels ou encore réduction de frais d’électricité.

Kigali, vitrine des ambitions du régime

Aujourd’hui, Guraride n’en est qu’à ses débuts : un peu moins d’une centaine de vélos sont disséminés sur treize stations dans la ville. Mais Tony Adesina assure que l’application a déjà été téléchargée près de 9 000 fois et qu’elle enregistre en moyenne 180 trajets par jour.

Reste à savoir si son modèle économique sera viable : le service est pour l’instant gratuit pour attirer le plus de clients possible et la start-up assure ne pas avoir encore défini les prix de la location. Elle est en tout cas soutenue par la mairie, partenaire du déploiement des vélos. « Guraride correspond à notre projet de ville technologique, écologique, où il fait bon vivre », assure ainsi Pudence Rubingisa, le maire de la capitale rwandaise.

En effet, Kigali est devenue une véritable vitrine des ambitions du régime de Paul Kagame en matière de climat. Le président rwandais, régulièrement épinglé par les organisations de défense des droits humains, n’en porte pas moins un audacieux projet de protection de l’environnement et de réduction des gaz à effet de serre.

Le pays est le premier du continent africain à avoir déposé, en mai 2020, sa deuxième contribution nationale à l’Accord de Paris auprès de la Convention cadre des Nations unies sur le climat. Il s’y engage à réduire ses émissions de COd’au moins 16 % d’ici à 2030.

Devenir « le joyau du pays »

Un dimanche matin sur deux, plusieurs kilomètres de routes de la capitale sont fermés à la circulation. Ces « journées sans voiture » sont particulièrement appréciées des classes aisées de Kigali qui viennent faire du jogging, de la marche rapide ou du vélo sur ces axes. Le président et la première dame se prêtent régulièrement à l’exercice.

Dernièrement, la mairie a également entrepris de rénover la zone piétonne du centre-ville, où les citadins peuvent maintenant profiter du Wi-Fi gratuitement sur des bancs installés à l’ombre de palmiers. « C’est vraiment beau. Pourvu que cela nous ramène plus de clients et nous permette d’augmenter notre chiffre d’affaires », dit Joshua, qui vend des habits au coin de la rue. En attendant, « plus la ville se transforme, plus les prix des loyers montent. Et, pour l’instant, nos recettes ne se sont pas vraiment améliorées. Donc nous espérons que cela va bientôt changer », souffle-t-il.

Le plan directeur de transformation de Kigali d’ici à 2050 soulève des inquiétudes quant à une exclusion des populations les plus pauvres de la nouvelle capitale rwandaise, dans un pays classé, en 2020, à la 160place sur 189 en termes d’indice de développement humain par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

« Kigali est devenue une image de marque destinée à être le joyau du pays », estime Benjamin Michelon, consultant pour la Banque mondiale et auteur d’une thèse sur la mutation des capitales rwandaise et camerounaise (Yaoundé). « La ville s’est transformée d’une manière formidable, à une vitesse jamais vue ailleurs en Afrique, décrit-il. Mais cela a aussi des conséquences sur la population. Certains quartiers ont été complètement rasés, leurs habitants relégués dans des zones périphériques où ils perdent le lien économique et social. »

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Gestion du fonds minier de développement local : Les acteurs locaux consultés à travers un atelier

Paddel Afrique

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Le projet d’Appui à la gouvernance et à la croissance économique durable en zone extractive (AGCEDE) a organisé le mercredi 6 octobre 2021 à Bobo-Dioulasso, un atelier d’échanges et de partage d’expériences entre les communes sur la gestion du Fonds minier de développement local (FMDL) et la prise en compte des besoins des jeunes et des femmes. L’objectif de cet atelier est de partager les expériences sur l’utilisation du FMDL et le développement économique local.

Au Burkina Faso, l’un des défis majeurs pour la mise en œuvre efficiente des plans communaux de développement est la faiblesse des ressources financières, handicapant du coup le déploiement des actions de développement local.
Le FMDL, qui existe depuis 2019, a connu un accroissement en 2020 avec d’importants montants financiers mis à la disposition des communes.

Cependant, force est de constater que l’utilisation du FMDL par certains acteurs rencontre des difficultés, s’agissant notamment de l’appropriation des mécanismes et des conditions d’utilisation du fonds, de l’interprétation non harmonisée des textes sur l’utilisation et l’affectation du fonds.

Un stand d’exposition de riz étuvé

Il y a également l’incompréhension des gouvernants locaux, services financiers déconcentrés et les communautés sur les différents axes d’utilisation du fonds.
C’est conscient de ces difficultés que le projet d’Appui à la gouvernance et à la croissance économique durable en zone extractive (AGCEDE) a entrepris d’organiser cet atelier d’échanges sur la gestion du FMDL.

Le projet AGCEDE est une initiative de l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) et du Centre d’études et de coopération internationale (CECI). Il a pour objectif de permettre aux populations locales, en particulier aux femmes et aux jeunes, de maximiser les avantages socio-économiques des investissements du secteur extractif.

Issaka Yaméogo, président de l’Association des maires des communes minières du Burkina Faso

Issaka Yaméogo, président de l’Association des maires des communes minières du Burkina Faso, a d’abord tenu à remercier l’ONG pour l’initiative, car cet atelier pourrait être une opportunité pour eux, en tant que collectivités, d’échanger leurs expériences sur l’usage des fonds miniers. Se basant sur l’expérience de sa commune, il estime que le fonds minier est un moyen efficace qui contribue au développement réel des communes car sans ce fonds, le budget local ne pourrait pas réaliser certaines activités.

Les participants

Siaka Ouattara, maire de la commune de Toussiana, membre de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF) a également remercié le gouvernement pour son aide envers les communes avec le fonds minier qui a beaucoup été réclamé par les maires. Il a également félicité les sociétés minières d’avoir accepté cette politique car leurs communes ont des besoins sociaux, éducatifs, de développement…

Siaka Ouattara, maire de la commune de Toussiana, membre de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF)

La tenue de cet atelier est une bonne chose car si ces fonds arrivent dans les localités, ça leur permettra de booster le développement. Il a formulé comme attente que les fonds soient revus pour toucher d’autres collectivités, même si elles n’abritent pas de mines, afin que le développement touche tous les Burkinabè.

Cet atelier ne concerne pas que les communes d’interventions du projet. Selon Fatimata Lankouandé, directrice pays de l’Entraide universitaire mondiale du Canada, ont été conviées les communes abritant des mines et d’autres communes du Burkina qui ont des expériences en la matière pour qu’ils partagent leurs expériences d’utilisation de fonds miniers en faveur du développement-économique local. C’est également pour que les différentes collectivités et particulièrement les communes prennent surtout en compte les besoins des femmes et jeunes à travers l’utilisation du fonds minier de développement local.

Fatimata Lankouandé, directrice pays de l’Entraide universitaire mondiale du Canada

Le représentant du gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Sayouba Sawadogo, souligne que, sur le terrain, après l’institution des fonds au profit des collectivités avec l’adoption de textes, il y avait des problèmes d’interprétation entre les différents acteurs, les élus et les services financiers. Ce qui entrainait des difficultés dans l’orientation de ces fonds pour contribuer efficacement au développement des communes. Il fallait donc mener une réflexion pour trouver un consensus sur la meilleure utilisation de ces fonds.

Sayouba Sawadogo représentant du gouverneur de la région des Hauts-Bassins,

Le projet AGCEDE intervient dans trois pays de l’Afrique de l’Ouest abritant des industries extractives, à savoir le Burkina Faso, le Ghana et la Guinée.
Au Burkina Faso, le projet AGCEDE intervient dans la province du Tuy et celle des Balé. Il couvre sept communes (Houndé, Béréba, Békuy, Boni, Bagassi, Koumbia et Pompoï) et deux villages de la commune de Boromo (Koho et Ouahabou).

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Les défis de la décentralisation dans le Kasaï-Oriental

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La table ronde sur la clarification des rôles et des compétences entre les autorités provinciales, territoriales et celles des Entités territoriales décentralisées est à son deuxième jour ce mardi 12 octobre à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). D’après l’experte au ministère de la décentralisation, Lolita Nganga, quelques défis empêchent l’effectivité de la décentralisation en République démocratique du Congo, dont le manque de mesures d’application des lois sur la décentralisation et la méconnaissance de la loi sur les finances publiques.

Lolita Nganga explique que tout ceci est souvent à la base des conflits qui opposent les autorités provinciales, territoriales et celles des entités territoriales décentralisées :

« On est déjà a plus de quinze lois qui sont promulguées sur la décentralisation. Est-ce que les autorités des entités sont en possession de ces lois-là. Il y a un autre problème, c’est que les lois sont là mais les mesures d’application trainent. Que ça soit au niveau national et provincial, il y a beaucoup de lois qui ont besoin des mesures d’application pour permettre aux ETD de jouir vraiment des attributions qui leur sont dévolues. Par exemple au niveau des finances, si on pouvait comprendre la loi des finances de la même manière nous tous, je crois qu’il n’y aurait pas de problèmes, parce que les responsabilités sont bien définies ».

Elle a poursuivi ses explications en disant :

« On dit qu’on a des entités territoriales décentralisées qui sont autonomes et tout. Ils ont leur nomenclature des taxes qui sont claires et la province aussi à ses taxes et impôts qu’elle recouvre qui sont claires. Si tout le monde, au niveau où il est peut comprendre très bien cette loi ou cette nomenclature-là, il n’y aurait pas de problème ».

Voilà pourquoi a-t-il poursuivi « il est toujours important à chaque fois de revenir sur le renforcement des capacités. Il y a beaucoup d’autorités qui connaissent la loi et qui ont du mal à le mettre en pratique ».

Cette table ronde est organisée par la Coopération allemande dans le cadre du projet d’appui à la promotion de la démocratie locale et soutien au dialogue social.

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