Se connecter avec nous

Territoires

Les villes africaines ont tout à gagner avec l’économie circulaire

Paddel Afrique

Publié

sur

« Les villes d’Afrique face leur avenir » (5). Jocelyne Landry Tsonang, représentante et conseillère du Réseau africain d’économie circulaire pour le Cameroun, rappelle les défis à relever pour que les villes africaines évoluent vers une approche sobre et peu polluante.

Produire des biens durables, facilement transformables pour limiter la consommation des ressources, c’est le principe de base de l’économie circulaire. Une approche sobre que l’Afrique a adoptée de longue date, selon Jocelyne Landry Tsonang, représente et conseillère du Réseau africain d’économie circulaire pour le Cameroun, et qu’elle tente d’amplifier pour participer plus encore à l’économie des ressources planétaires.

Quelles sont les vertus l’économie circulaire ?

Jocelyne Landry Tsonang C’est un modèle économique qui retient la matière en circulation le plus longtemps possible. Il repose sur trois piliers essentiels. Le premier, « design out waste and pollution », consiste à éviter de générer déchets et pollution dès la conception du produit. Ensuite, il faut pouvoir maintenir ce dernier en circulation le plus longtemps possible. Enfin, troisième pilier, il faut régénérer les systèmes naturels. Pour cela, autant que faire se peut, éviter le déchet et lorsqu’il existe, voir comment lui donner une valeur. En somme, dès la conception du produit il faut penser le cycle de vie, la chaîne de valeur, c’est très important.

Quelle est la réalité de l’économie circulaire en Afrique ?

L’économie circulaire n’est pas nouvelle pour l’Afrique. Contrairement à des sociétés plus développées, les Africains l’ont toujours pratiquée de manière consciente ou inconsciente, évitant le gaspillage, favorisant la réparation, la réutilisation, le partage des objets et des matières. Mais aujourd’hui, avec la montée de la classe moyenne et aussi l’urbanisation très rapide, le continent fait face à certaines difficultés.

« L’économie circulaire favorise l’innovation, la création d’emplois, en résolvant les problèmes de santé et environnementaux »

Les gouvernements sont-ils pleinement conscients de la nécessité de conforter ces gestes naturels en Afrique, en favorisant un modèle d’économie circulaire ?

Une Alliance africaine pour l’économie circulaire a été créée en 2016 par les gouvernements du Rwanda, d’Afrique du Sud et du Nigeria. Aujourd’hui, elle compte huit pays et beaucoup d’autres ont manifesté leur souhait de la rejoindre. Mais entre cette manifestation d’intérêt vis-à-vis de l’Alliance et le développement de politiques sur le terrain, le fossé est encore très grand.

Présentation de notre série Les villes d’Afrique face à leur avenir

Les politiques ne considèrent pas encore l’économie circulaire comme une priorité. Pour eux, les priorités sont ailleurs, dans la santé, l’éducation, les services de première nécessité… Or ce raisonnement est une grossière erreur. Car l’économie circulaire place l’homme en son centre, favorise l’innovation, la création de nombreux emplois, tout en résolvant les problèmes de santé et environnementaux. Le continent africain a tout intérêt à évoluer vers un modèle d’économie circulaire. Mais, pour cela, il faut de la volonté politique.

Evoluer vers ce modèle semble d’autant plus essentiel pour les villes africaines qui accueillent une population croissante, et sont fortement exposées au changement climatique.

Les villes africaines ont en effet tout à gagner à intégrer les principes de l’économie circulaire dans leur aménagement. Car, contrairement aux villes occidentales, elles sont encore dans un état embryonnaire. Or, cette évolution est plus facile à réaliser lors de la conception de la ville qu’une fois construite.

Les Etats ne devraient-ils pas encadrer ce nécessaire développement d’une économie circulaire ?

Evidemment. Aujourd’hui sur le continent africain, beaucoup de petites entreprises s’engagent dans une activité relevant de l’économie circulaire. Mais dans nombre de pays elles ne sont pas accompagnées : il n’y a pas de politique incitative pour favoriser leur développement. Les Etats devraient déjà jouer leur rôle en mettant sur pied un cadre législatif, réglementaire, normatif, qui favorise la compétitivité des entreprises qui ont un modèle circulaire. Et un cadre sain, sans corruption.

« Les jeunes doivent intégrer la circularité dans leurs pratiques pour que cela guide leurs choix de consommation, d’orientation, demain de production »

Il faut aussi qu’ils se donnent les moyens de mettre à exécution les mesures qu’ils prennent. Par exemple, beaucoup d’Etats africains se sont engagés à interdire les emballages plastique à usage unique. Mais nombre de pays ont bien des difficultés à mettre en place cette interdiction. Des mesures politiques sont prises, mais il n’y a pas de mesures coercitives pour les faire appliquer. Car les priorités sont ailleurs.

Les villes peuvent-elles faire avancer les choses ?

Avec la décentralisation, qui a le vent en poupe un peu partout en Afrique, les villes, devenant ainsi plus autonomes et ayant un territoire plus petit que l’Etat à contrôler, peuvent plus aisément prendre des décisions ayant un impact plus immédiat sur la population. Elles peuvent mettre sur pied des partenariats public-privé qui les aideront à mieux avancer, car seules, c’est difficile.

L’investissement dans l’éducation aux valeurs environnementales, l’adoption d’écogestes n’est-il pas essentiel aussi ?

Sensibiliser la population est très important, sinon les mesures prises n’auront aucune portée. Les associations locales ont pour cela un rôle-clé à jouer : elles servent de relais et peuvent aider au développement de solutions communautaires. Aussi, il est essentiel d’intégrer l’économie circulaire dans l’enseignement dès la base. Car il est important de former les consommateurs et les producteurs de demain. Il faut que les jeunes intègrent la circularité dans leurs pratiques de tous les jours pour que cela devienne un réflexe et guide leurs choix de consommation, d’orientation, demain de production.

Vous défendez une approche inclusive de la transition vers une économie circulaire. Qu’est-ce que cela signifie ?

L’approche inclusive passe par la prise en compte de toutes les composantes de la durabilité : économique, sociale, environnementale et surtout humaine, dimension essentielle que l’on a tendance à oublier. Le secteur privé a aussi un rôle important à jouer, tout comme les partenaires du développement. Ce changement passe aussi par une collaboration entre le Nord et le Sud. D’autant que l’économie circulaire est un moyen de réduire l’immigration clandestine en donnant de l’emploi, en apportant un cadre de vie sain et agréable au Sud.

Source : Journal Le Monde

Continuer La Lecture
Annonce
Cliquez pour commenter

Laisser une Réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Territoires

Energie solaire au Burkina : des lampadaires solaires offerts au village de Séloghin

Paddel Afrique

Publié

sur

Après Tuire dans le Ganzourgou, Kaya, Boussouma et Langle dans la commune rurale de Ouessa, c’est au tour du village de Séloghin de bénéficier d’une installation de lampadaires solaires. Au nombre de dix, ces lampadaires, installés dans les coins stratégiques, du village vont permettre d’éclairer quelques parties de la localité en attendant d’autres installations. La cérémonie de réception s’est déroulée en présence des autorités locales et des représentants de la société donatrice.

L’énergie électrique, vecteur de développement et d’emplois, constitue encore un luxe dans certaines localités de notre pays ; puisque le taux d’électrification au Burkina Faso est de 20%. Un chiffre qui laisse comprendre qu’il reste beaucoup à faire dans le domaine de l’électrification. C’est dans cette logique que l’entreprise entend apporter sa contribution pour le rayonnement de la commune.

Un acte salutaire, selon le représentant du maire, puisque la localité n’est pas encore raccordée au réseau électrique national. « C’est avec beaucoup de joie que nous recevons ces lampadaires. Les écoles, les marchés et les voies principales seront désormais éclairés. C’est vraiment un acte salutaire que nous saluons à sa juste valeur », poursuit-il. M. Nacoulma a, au nom du maire empêché, affirmé l’engagement de la commune à accompagner la société quant à l’entretien des panneaux.

Même son de cloche pour la directrice de l’école primaire publique du village de Séloghin, Gisèle Youli. Elle a affirmé que le manque d’éclairage est un vrai calvaire pour les élèves et les enseignants de la zone. Très satisfaite, elle a traduit la reconnaissance de l’école au donateur car, dit-elle, « Nous les remercions pour leur accompagnement à atteindre nos objectifs, ceux d’améliorer notre taux de réussite au niveau des examens de CEP. »

Les doléances de la population

Tout en saluant l’effort de la société TECMON ENERGY à électrifier les zones stratégiques de la localité, les bénéficiaires n’ont pas manqué d’exprimer d’autres besoins. Il s’agit notamment d’électrifier les salles de classe, d’élargir le périmètre en électricité,…

Pour ce qui concerne l’électrification des salles de classes, M. Ait Tioua s’est montré rassurant. « Nous allons le faire dans un bref délai pour que les élèves et le personnel enseignant puissent travailler dans de bonnes conditions », a-t-il promis.
Il a demandé à la mairie de veiller à la maintenance des installations. D’ores et déjà, la société promet de former des gens pour assurer un meilleur entretien des lampadaires.

En rappel, le groupe « TECMON ENERGY » comporte six filiales (SYSAID FASO SA, TECMON BTP, TECMON INDUSTRIE, TECMON LOGISTIQUE, TECMON RDC) et des sociétés sœurs que sont TELEMENIA FASO, SODJI HOLDING (Allemagne), SYSAGRAR qui officient principalement dans le secteur de l’énergie, notamment dans la construction des centrales électriques, la fourniture et la pose d’équipements solaires, l’électrification rurale, dans les BTP, dans l’agroalimentaire et bien d’autres.

Source

Continuer La Lecture

Territoires

Locales 2022 : au-delà des rivalités dérisoires et politiciennes !

Paddel Afrique

Publié

sur

La première semaine de la campagne électorale en vue des prochaines locales vient de se terminer. Elle semble surtout intéresser les nombreux candidats à la présidence des collectivités territoriales, leurs militants et sympathisants ainsi que la presse nationale connue pour être hyper-politisée et très proche du monde politique.

Si la Coupe d’Afrique des Nations de football n’a pas réussi à l’escamoter, c’est bien à cause des modestes performances des Lions. Quant à la quatrième vague de COVID-19, le ministre de la Santé, tête de liste de la coalition Benno Bokk Yakaar pour la Ville de Dakar, a choisi, avec l’aval implicite de tous les acteurs, de l’ignorer complètement, pour ne pas compromettre la campagne électorale.

Pour ce qui est du débat programmatique, il est vampirisé par les enjeux nationaux et peine à mettre en exergue des différences fondamentales entre les différents protagonistes sur la gestion des collectivités territoriales, hormis des promesses de gouvernance vertueuse de la part des challengers. Une rupture fondamentale dans la gestion des collectivités territoriales devrait être précisément de renforcer la redevabilité des élus locaux, pouvant aller jusqu’à leur révocabilité, ce qui suppose un transfert effectif du pouvoir local aux citoyens.

S’il est erroné de lier, d’une quelconque manière, une éventuelle troisième candidature du président Macky Sall aux résultats des élections locales, il n’en demeure pas moins, que l’objectif minimal raisonnable de l’Opposition devrait être d’infliger une défaite politique mémorable à la coalition présidentielle. Il faudrait, pour cela la battre dans les grands centres urbains et l’empêcher, au niveau national, d’atteindre la barre des 50% du nombre d’électeurs, autant de facteurs, qui, combinés à une victoire des listes de l’Opposition aux prochaines législatives, seront des prémisses favorables sur le chemin d’une véritable alternative politique en 2024.

Comme on le constate, c’est le processus de décentralisation lui-même, qui reste le parent pauvre de la campagne en vue des élections du 23 janvier prochain, du fait que jusqu’à présent, il est resté à un stade embryonnaire, car ne disposant toujours pas de moyens conséquents pour son plein épanouissement. Une chose est sûre : le pouvoir décentralisé jouit de peu de considération de la part de la classe politique de notre pays, comme le prouvent les reports successifs des élections locales, dont le dernier en date, différé de près de 3 ans, de 2019 à 2022.
Il n’est donc point étonnant, que ces élections locales soient celles qui intéressent le moins les citoyens sénégalais, celles où le taux d’abstention est toujours le plus élevé.

S’il en est ainsi, c’est aussi parce que le pouvoir local n’arrive toujours pas à s’émanciper de l’Exécutif central, malgré le fait que l’histoire de la décentralisation dans notre pays remonte au moins à 1972, date de création des communautés rurales.

Pourtant, on note un extraordinaire bouillonnement au sein de la société sénégalaise, avec le dynamisme des associations villageoises, des dahiras confrériques, des tontines féminines, mais aussi la vitalité des comités de forages, des réseaux communautaires dans divers domaines, des comités de santé devenus des CDS, des associations de parents d’élèves …

Cette effervescence sociale est à différencier de l’activisme de la société civile « institutionnelle », portée par les partenaires techniques et financiers ou de grandes ONG internationales, motivée par des logiques d’appareil, à l’instar des partis politiques.

Ce remarquable potentiel communautaire et cette admirable dynamique participative sont brimés par le modèle représentatif, dont la vision restrictive de la démocratie pourrait être illustrée par le quiproquo en cours entre la junte malienne et la CEDEAO, qui exige, – par pur formalisme – la tenue rapide d’élections dans un pays dévasté par le terrorisme.

La grande faiblesse de notre processus de décentralisation se trouve dans le fait qu’au lieu de promouvoir une véritable démocratie participative, il reproduit, au niveau local, les tares de la vie politique nationale. Cela est illustré par le fait que le pouvoir décentralisé est à la remorque du Parti-État central, et qu’il se sert, aussi, d’outils tels que le clientélisme et la corruption politiques.

Pire, les collectivités territoriales sont instrumentalisées pour servir de rampes de lancement à des technocrates parfois vierges de toute expérience politique antérieure, mais nourrissant les plus folles ambitions pour les stations les plus prestigieuses de la République.

Le drame, c’est que cette logique de dévoiement et de politisation outrancière de ce qui devait être le développement local est partagée par l’écrasante majorité de la classe politique et est à l’origine de tiraillements suicidaires de part et d’autre du champ politique. C’est ainsi qu’il faut comprendre le consensus autour des recommandations incongrues et inopportunes du prétendu dialogue national, qui n’ont fait qu’accentuer l’état d’indigence politique dans laquelle se trouve le pouvoir local.

De fait, l’institution au niveau du scrutin local d’une caution – loin d’être modique – mais plus encore, l’élection du premier magistrat de la collectivité territoriale au suffrage universel direct sont autant de régressions supplémentaires, favorisant la mainmise de maffias ploutocrates sur nos collectivités territoriales. Et ce, d’autant qu’elles viennent renforcer le caractère inique d’un mode de scrutin faisant la part trop belle à sa composante majoritaire (le fameux raw gaddu), qui nuit à la représentativité des équipes municipales, qui peuvent être élues avec de faibles majorités relatives.

Comme on le voit, il s’agit de reproduire, comme à l’Assemblée nationale, le diktat du fait majoritaire au sein de centaines de conseils de collectivités territoriales. Or, cette manière de faire ne favorise pas la légitimation de l’action publique locale qui nécessite une concertation préalable, devant aboutir à un consensus.

Il faut saluer le courage politique de certains segments de la coalition Yewwi Askan Wi, qui ont fait un effort de réflexion sur la décentralisation, par le biais d’un ouvrage.

Il faudra, dans cette optique, procéder à la réactualisation des pertinentes recommandations des Assises nationales sur la démocratie participative, ce qui permettra de donner un souffle nouveau au processus de décentralisation dans notre pays.

Dr Mohamed Lamine LY
Grand-Mbao ; Cité Baye Niasse

Source

Continuer La Lecture

Territoires

Forum pour le développement rural en Afrique : pour Crispin Mbadu, le programme permettra de favoriser le développement local endogène…

Paddel Afrique

Publié

sur

Ouverts par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, les travaux du troisième forum de développement rural en Afrique se sont poursuivis ce mardi 11 janvier à Kinshasa sous le thème central « la planification décentralisée de la transformation rurale par la capitalisation des expériences ».

Intervenant au nom du gouvernement congolais autour du sous thème « Engagement des citoyens pour la planification basée sur les évidences du développement rural », le Vice-ministre du Plan, Crispin Mbadu, a partagé l’expérience de la RDC dans la participation citoyenne à la formulation des plans et programmes de développement dans les milieux ruraux.

À l’en croire, après avoir tiré des leçons de différents chocs exogènes et de la capacité de la résilience de l’économie congolaise, le gouvernement de la RDC avait pris l’option de formuler un Programme de développement local pour la période 2021-2023 des 145 territoires que compte la RDC (PDL 2021-2023). L’exercice s’inscrit dans le souci d’atteindre les objectifs du pilier cinq du Plan national stratégique de développement dans son volet développement durable et équilibré.

« Ce programme a été identifié comme la stratégie la plus efficace à même de favoriser, dans une optique de court et moyen termes, le développement local endogène et la convergence économique rapide entre les milieux rural et urbain, en réponse à l’inefficacité observée des politiques de croissance pro-pauvres et de la vulnérabilité de l’économie congolaise par rapport aux chocs exogènes. L’objectif de ce programme est de promouvoir l’émergence d’une économie locale dynamique susceptible d’améliorer les conditions et cadre de vie de la majorité des populations congolaises vivant dans le monde rural. Ce changement de paradigme de développement répond aussi, d’une part, aux insuffisances d’une croissance impulsée du haut vers le bas, et négligeant le développement des économies rurales et locales, d’autre part, de faciliter le désenclavement de l’arrière-pays et l’accès aux investissements productifs publics et privés », a déclaré Crispin Mbadu dans son discours.

Ce programme étant basé sur un modèle de développement de bas en haut, a-t-il souligné, sa formulation a nécessité l’implication de toutes les parties prenantes, et particulièrement les populations de 145 territoires que compte notre pays.  A cet effet, les missions de collecte et de hiérarchisation des besoins prioritaires de 145 territoires ont été diligentées dans les chefs-lieux de 25 provinces.

« Ces missions ont été précédées par l’organisation d’un atelier de renforcement des capacités des experts du niveau central mobilisés à cet effet, sur les outils de collecte des besoins des territoires et l’approche d’encadrement des délégués de chaque territoire. Les ateliers de collecte ont ensuite été organisés dans les 25 chefs-lieux de provinces et ont connu la participation principalement de délégués des territoires composés de : l’Administrateur du territoire, un représentant des chefs coutumiers, le chef d’Antenne du ministère du Plan, un expert de la Cellule d’analyse des indicateurs de Développement (CAID) et un représentant des Organisations de la société civile (OSC). Les ateliers ont été organisés sous la coordination de gouvernements provinciaux avec la participation des partenaires techniques au développement, intervenant au niveau des provinces. Ces missions ont permis notamment de collecter les données sur les besoins des territoires et de dégager de manière consensuelle un package d’interventions prioritaires qui ont permis d’alimenter les axes clés du programme », a-t-il soutenu.

Pour le Vice-ministre du Plan, l’Afrique dispose d’un potentiel considérable pour assurer sa sécurité alimentaire, et aussi pour produire des excédents exportables sur les marchés internationaux.

« Cela est possible grâce à la participation et l’adhésion de la population à la base dans son processus de développement. Ainsi, il sera possible de développer des secteurs à forte productivité en milieu rural, en améliorant la valeur ajoutée d’un grand nombre de ses exportations de produits primaires, et en dégager une marge concurrentielle sur les marchés internationaux », a-t-il conclu.

Le Forum pour le développement rural en Afrique, depuis 2013, est devenu une plateforme de recherche de consensus, d’appropriation politique, d’échange de connaissances pour défendre la transformation rurale, le développement territorial et la planification.

Ces assises ont pour objectifs d’identifier les pratiques évolutives en matière de planification de la transformation rurale, de partager les leçons apprises sur la coopération sud-sud, les approches multisectorielles et intersectorielles de la transformation rurale et approuver le document intitulé Stratégie opérationnelle de mise en œuvre du Plan directeur du développement rural en Afrique.

Clément Muamba

Source

Continuer La Lecture

En ce moment