Se connecter avec nous

Territoires

Les élus territoriaux veulent un fond de dotation correspondant à 15% de la TVA

Paddel Afrique

Publié

sur

Par Alioune Badara CISS (Correspondant) – L’Acte 3 de la décentralisation vise à organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable. Ainsi, pour mettre en œuvre cette nouvelle politique de décentralisation, le gouvernement du Sénégal met à la disposition de collectivités territoriales, différents fonds. Parmi ceux-ci, le Fonds de dotation de la décentralisation qui date de 1972 et qui est à 3,5%. Les élus territoriaux veulent maintenant dépoussiérer ce fonds et lui donner une nouvelle âme en le portant à 15%. Suite à une proposition des élus territoriaux, les acteurs sont à Saly depuis jeudi pour un atelier d’information et de partage sur l’état d’avancement et les perspectives de la réforme du Fonds de dotation de la décentralisation (Fdd).
Cette rencontre présidée par Omar Guèye, le ministre des Collectivités territoriales, du développement et de l’aménagement des territoires, a été saisie par ce dernier pour revenir sur l’importance de ces fonds tels que le Fonds de dotation de la décentralisation (Fdd), le Fonds d’équipement des collectivités territoriales (Fect), la Contribution écono­mique locale (Cel), le Pacasen avec 150 milliards de francs Cfa pour 123 collectivités territoriales sur 5 ans et d’autres projets et programmes qui sont mis en œuvre pour le dévelop­pement des territoires.
Selon le ministre, cet atelier fait suite à une demande des élus territoriaux qui ont sollicité du chef de l’Etat pour revisiter le Fdd pour qu’il puisse représenter une partie importante de la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva). «A l’heure actuelle, ce transfert est de l’ordre de 3,5 % de la Tva. C’est pourquoi avec ces élus, nous avons entamé une réflexion sur les voies et moyens de réformer le Fonds de dotation de la décentralisation. Cette rencontre regroupe les élus territoriaux, l’Administration territoriale, la Société civile entre autres. Nous sommes persuadés qu’à l’issue de cet atelier, nous sortirons avec un document qui pourra être présenté à la plus haute autorité pour qu’enfin qu’elle puisse prendre des décisions, c’est-à-dire faire en sorte qu’il y ait une augmentation de la dotation de la décentralisation en ce qui concerne le Fdd indexé à la Tva, cela a été une forte demande depuis plusieurs années», a déclaré Omar Guèye.

En écho à ces propos, Adama Diouf, le président de  l’Uael (Union des associations des élus locaux), est revenu sur les choix qui ont guidé cette demande. «Le premier ce sont les critères de répartition des Fdd. Qu’est-ce qui doit présider aujourd’hui à l’indexation des Fdd à l’échelle des 3,5% ? Nous voulons gagner chaque année des points et aller à 6% et ensuite à l’horizon aller à 15%, c’est notre objectif pour qu’il y ait plus de ressources pour les collectivités territoriales. Mais au moment où nous demandons des ressources, il faut que l’Administration puisse auditer pour voir si les ressources sont là où elles doivent être. Nous  devons accompagner ces flux financiers par un dispositif de contrôle pour que le contribuable puisse se reconnaître sur ce qui est fait sur le terrain», a estimé Adama Diouf.
A l’en croire, pour être cohérent et objectif dans la répartition, les éléments relatifs à la population doivent entrer en jeu. La question de la dépendance doit être intégrée, les équipements tels que hôpitaux, écoles, postes de santé, infrastructures de sport doivent être retenus comme étant des critères importants qui doivent entrer en jeu pour l’allocation des fonds de dotation de la décentralisation. En clair, ces élus territoriaux veulent que cette répartition soit plus objective.

En plus de cette réforme sur le Fonds de fondation de la décentralisation, ces élus veulent aussi qu’en plus de la réforme des fonds d’équi­pement de la décentralisation, le Pacasen soit aussi rural. «Nous avons réfléchi sur le Pacasen, qui mobilise 150 milliards de francs Cfa, mais seulement pour 123 collectivités territoriales. Nous estimons qu’il faut encore d’autres pas dans le cadre de l’élaboration du Pacasen rural qui doit concerner maintenant, pour des soucis d’équité territoriale, les 435 collectivités territoriales. Ça nous estimons que c’est important et le chef de l’Etat a donné des instructions pour que des études soient faites pour que nul ne soit laissé en rade», s’est réjoui le président de l’Uael.

La problématique du Pro­moville a été également posée sur la table. Les élus s’interrogent sur comment faire en sorte que les projets territoriaux qui se déroulent sur le terrain puissent prendre en charge les préoccupations des plans locaux de développement «pour que quand un plan est élaboré à l’échelle nationale, que sa production sur le terrain puisse correspondre aux préoccupations des élus locaux à travers les Plans locaux de développement», a conclu le président de l’Uael.

Source

Continuer La Lecture
Annonce
2 Commentaires

2 Comments

  1. Avatar

    แทงหวย24

    novembre 20, 2021 au 6:03

    What’s Taking place i am new to this, I stumbled upon this I’ve found It positively useful and
    it has helped me out loads. I am hoping to contribute & aid other
    customers like its aided me. Good job.

  2. Avatar

    Mahmud Ghazni

    novembre 20, 2021 au 11:18

    Hey, It’s Mahmud here. Recently your website caught my attention while searching for similar domain names. After entering the website, It seems that your website is brand new or not complete yet. So I thought I should try to contact you by leaving a comment on your website. Because as a Freelancer, I provide WordPress-related services like Website Design & Development, Theme Customization, Speed Optimization, Website Migration, On-Page SEO Setup, Malware Removal services to my clients.
    .
    For safety reasons, you can hire me through Upwork Marketplace using Upword Direct Contact. This is a great way to hire a freelancer, especially one you don’t know. Because It’s safe for both clients and freelancers. The biggest advantage of hiring me is that you have to pay much less than hiring a Agency. For the past 3 years, I have been providing services to various clients in our country. Currently I’m offering Freelance services to International clients. That’s why I’m trying to reach clients in various ways.
    .
    So let me know what kind of service you need. I will try my best to make you happy through the service. You can contact me by Email or Whatsapp if you want to know more details or call a meeting with me. You can also request a Free Consultation Service to find out what kind of improvements are needed for your websites. Thank you for your attention.
    .
    Best regards,
    Mahmud Ghazni
    Web Design & Developer
    WhatsApp: +8801322311024
    Email: mahmud.ghazni@yahoo.com

Laisser une Réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Territoires

Au Rwanda, Kigali se rêve en ville verte

Paddel Afrique

Publié

sur

La capitale, qui dispose d’un système de vélos en libre-service depuis début septembre, est la vitrine des ambitions du régime de Paul Kagame en matière environnementale.

Placide essuie la sueur de son front. « Cela m’aurait pris plus d’une heure de faire ce trajet en bus. Mais là, en vélo, je n’en ai eu que pour vingt minutes », lâche ce jeune commerçant rwandais en descendant d’une bicyclette flambant neuve. Roues vertes et guidon jaune : la start-up Guraride a choisi les couleurs du drapeau du Rwanda pour ses vélos en libre-service, disponibles à Kigali depuis début septembre.

C’est dans ce petit pays vallonné d’Afrique centrale que l’entrepreneur nigériano-américain Tony Adesina, déjà à l’origine de deux entreprises spécialisées dans l’écomobilité et basées au Rwanda, a décidé de lancer son nouveau projet destiné à réduire l’utilisation des transports polluants.

Et pour cause : dans une région où les centres urbains sont souvent exclusivement réservés aux voitures, Kigali fait figure d’exception. « Le Rwanda fait beaucoup d’efforts en termes d’infrastructures pour les cyclistes. Le pays est prêt à adapter ses politiques et mettre en place les mesures nécessaires pour le bon fonctionnement d’initiatives comme celle-ci », affirme Jerry Ndayishimiye, directeur marketing de la start-up.

Certains des grands axes du centre-ville de Kigali ont en effet été récemment doublés de pistes cyclables. Au total, la mairie assure travailler sur un réseau de 17 kilomètres à travers la capitale. Le pays a également mis en place des incitations économiques pour attirer les entreprises dans le secteur des « transports verts » : exemption de taxe à l’importation de matériel pour véhicules électriques, taux d’imposition préférentiels ou encore réduction de frais d’électricité.

Kigali, vitrine des ambitions du régime

Aujourd’hui, Guraride n’en est qu’à ses débuts : un peu moins d’une centaine de vélos sont disséminés sur treize stations dans la ville. Mais Tony Adesina assure que l’application a déjà été téléchargée près de 9 000 fois et qu’elle enregistre en moyenne 180 trajets par jour.

Reste à savoir si son modèle économique sera viable : le service est pour l’instant gratuit pour attirer le plus de clients possible et la start-up assure ne pas avoir encore défini les prix de la location. Elle est en tout cas soutenue par la mairie, partenaire du déploiement des vélos. « Guraride correspond à notre projet de ville technologique, écologique, où il fait bon vivre », assure ainsi Pudence Rubingisa, le maire de la capitale rwandaise.

En effet, Kigali est devenue une véritable vitrine des ambitions du régime de Paul Kagame en matière de climat. Le président rwandais, régulièrement épinglé par les organisations de défense des droits humains, n’en porte pas moins un audacieux projet de protection de l’environnement et de réduction des gaz à effet de serre.

Le pays est le premier du continent africain à avoir déposé, en mai 2020, sa deuxième contribution nationale à l’Accord de Paris auprès de la Convention cadre des Nations unies sur le climat. Il s’y engage à réduire ses émissions de COd’au moins 16 % d’ici à 2030.

Devenir « le joyau du pays »

Un dimanche matin sur deux, plusieurs kilomètres de routes de la capitale sont fermés à la circulation. Ces « journées sans voiture » sont particulièrement appréciées des classes aisées de Kigali qui viennent faire du jogging, de la marche rapide ou du vélo sur ces axes. Le président et la première dame se prêtent régulièrement à l’exercice.

Dernièrement, la mairie a également entrepris de rénover la zone piétonne du centre-ville, où les citadins peuvent maintenant profiter du Wi-Fi gratuitement sur des bancs installés à l’ombre de palmiers. « C’est vraiment beau. Pourvu que cela nous ramène plus de clients et nous permette d’augmenter notre chiffre d’affaires », dit Joshua, qui vend des habits au coin de la rue. En attendant, « plus la ville se transforme, plus les prix des loyers montent. Et, pour l’instant, nos recettes ne se sont pas vraiment améliorées. Donc nous espérons que cela va bientôt changer », souffle-t-il.

Le plan directeur de transformation de Kigali d’ici à 2050 soulève des inquiétudes quant à une exclusion des populations les plus pauvres de la nouvelle capitale rwandaise, dans un pays classé, en 2020, à la 160place sur 189 en termes d’indice de développement humain par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

« Kigali est devenue une image de marque destinée à être le joyau du pays », estime Benjamin Michelon, consultant pour la Banque mondiale et auteur d’une thèse sur la mutation des capitales rwandaise et camerounaise (Yaoundé). « La ville s’est transformée d’une manière formidable, à une vitesse jamais vue ailleurs en Afrique, décrit-il. Mais cela a aussi des conséquences sur la population. Certains quartiers ont été complètement rasés, leurs habitants relégués dans des zones périphériques où ils perdent le lien économique et social. »

Source

Continuer La Lecture

Territoires

Gestion du fonds minier de développement local : Les acteurs locaux consultés à travers un atelier

Paddel Afrique

Publié

sur

Le projet d’Appui à la gouvernance et à la croissance économique durable en zone extractive (AGCEDE) a organisé le mercredi 6 octobre 2021 à Bobo-Dioulasso, un atelier d’échanges et de partage d’expériences entre les communes sur la gestion du Fonds minier de développement local (FMDL) et la prise en compte des besoins des jeunes et des femmes. L’objectif de cet atelier est de partager les expériences sur l’utilisation du FMDL et le développement économique local.

Au Burkina Faso, l’un des défis majeurs pour la mise en œuvre efficiente des plans communaux de développement est la faiblesse des ressources financières, handicapant du coup le déploiement des actions de développement local.
Le FMDL, qui existe depuis 2019, a connu un accroissement en 2020 avec d’importants montants financiers mis à la disposition des communes.

Cependant, force est de constater que l’utilisation du FMDL par certains acteurs rencontre des difficultés, s’agissant notamment de l’appropriation des mécanismes et des conditions d’utilisation du fonds, de l’interprétation non harmonisée des textes sur l’utilisation et l’affectation du fonds.

Un stand d’exposition de riz étuvé

Il y a également l’incompréhension des gouvernants locaux, services financiers déconcentrés et les communautés sur les différents axes d’utilisation du fonds.
C’est conscient de ces difficultés que le projet d’Appui à la gouvernance et à la croissance économique durable en zone extractive (AGCEDE) a entrepris d’organiser cet atelier d’échanges sur la gestion du FMDL.

Le projet AGCEDE est une initiative de l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) et du Centre d’études et de coopération internationale (CECI). Il a pour objectif de permettre aux populations locales, en particulier aux femmes et aux jeunes, de maximiser les avantages socio-économiques des investissements du secteur extractif.

Issaka Yaméogo, président de l’Association des maires des communes minières du Burkina Faso

Issaka Yaméogo, président de l’Association des maires des communes minières du Burkina Faso, a d’abord tenu à remercier l’ONG pour l’initiative, car cet atelier pourrait être une opportunité pour eux, en tant que collectivités, d’échanger leurs expériences sur l’usage des fonds miniers. Se basant sur l’expérience de sa commune, il estime que le fonds minier est un moyen efficace qui contribue au développement réel des communes car sans ce fonds, le budget local ne pourrait pas réaliser certaines activités.

Les participants

Siaka Ouattara, maire de la commune de Toussiana, membre de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF) a également remercié le gouvernement pour son aide envers les communes avec le fonds minier qui a beaucoup été réclamé par les maires. Il a également félicité les sociétés minières d’avoir accepté cette politique car leurs communes ont des besoins sociaux, éducatifs, de développement…

Siaka Ouattara, maire de la commune de Toussiana, membre de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF)

La tenue de cet atelier est une bonne chose car si ces fonds arrivent dans les localités, ça leur permettra de booster le développement. Il a formulé comme attente que les fonds soient revus pour toucher d’autres collectivités, même si elles n’abritent pas de mines, afin que le développement touche tous les Burkinabè.

Cet atelier ne concerne pas que les communes d’interventions du projet. Selon Fatimata Lankouandé, directrice pays de l’Entraide universitaire mondiale du Canada, ont été conviées les communes abritant des mines et d’autres communes du Burkina qui ont des expériences en la matière pour qu’ils partagent leurs expériences d’utilisation de fonds miniers en faveur du développement-économique local. C’est également pour que les différentes collectivités et particulièrement les communes prennent surtout en compte les besoins des femmes et jeunes à travers l’utilisation du fonds minier de développement local.

Fatimata Lankouandé, directrice pays de l’Entraide universitaire mondiale du Canada

Le représentant du gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Sayouba Sawadogo, souligne que, sur le terrain, après l’institution des fonds au profit des collectivités avec l’adoption de textes, il y avait des problèmes d’interprétation entre les différents acteurs, les élus et les services financiers. Ce qui entrainait des difficultés dans l’orientation de ces fonds pour contribuer efficacement au développement des communes. Il fallait donc mener une réflexion pour trouver un consensus sur la meilleure utilisation de ces fonds.

Sayouba Sawadogo représentant du gouverneur de la région des Hauts-Bassins,

Le projet AGCEDE intervient dans trois pays de l’Afrique de l’Ouest abritant des industries extractives, à savoir le Burkina Faso, le Ghana et la Guinée.
Au Burkina Faso, le projet AGCEDE intervient dans la province du Tuy et celle des Balé. Il couvre sept communes (Houndé, Béréba, Békuy, Boni, Bagassi, Koumbia et Pompoï) et deux villages de la commune de Boromo (Koho et Ouahabou).

Source

Continuer La Lecture

Territoires

Les défis de la décentralisation dans le Kasaï-Oriental

Paddel Afrique

Publié

sur

La table ronde sur la clarification des rôles et des compétences entre les autorités provinciales, territoriales et celles des Entités territoriales décentralisées est à son deuxième jour ce mardi 12 octobre à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). D’après l’experte au ministère de la décentralisation, Lolita Nganga, quelques défis empêchent l’effectivité de la décentralisation en République démocratique du Congo, dont le manque de mesures d’application des lois sur la décentralisation et la méconnaissance de la loi sur les finances publiques.

Lolita Nganga explique que tout ceci est souvent à la base des conflits qui opposent les autorités provinciales, territoriales et celles des entités territoriales décentralisées :

« On est déjà a plus de quinze lois qui sont promulguées sur la décentralisation. Est-ce que les autorités des entités sont en possession de ces lois-là. Il y a un autre problème, c’est que les lois sont là mais les mesures d’application trainent. Que ça soit au niveau national et provincial, il y a beaucoup de lois qui ont besoin des mesures d’application pour permettre aux ETD de jouir vraiment des attributions qui leur sont dévolues. Par exemple au niveau des finances, si on pouvait comprendre la loi des finances de la même manière nous tous, je crois qu’il n’y aurait pas de problèmes, parce que les responsabilités sont bien définies ».

Elle a poursuivi ses explications en disant :

« On dit qu’on a des entités territoriales décentralisées qui sont autonomes et tout. Ils ont leur nomenclature des taxes qui sont claires et la province aussi à ses taxes et impôts qu’elle recouvre qui sont claires. Si tout le monde, au niveau où il est peut comprendre très bien cette loi ou cette nomenclature-là, il n’y aurait pas de problème ».

Voilà pourquoi a-t-il poursuivi « il est toujours important à chaque fois de revenir sur le renforcement des capacités. Il y a beaucoup d’autorités qui connaissent la loi et qui ont du mal à le mettre en pratique ».

Cette table ronde est organisée par la Coopération allemande dans le cadre du projet d’appui à la promotion de la démocratie locale et soutien au dialogue social.

Continuer La Lecture

En ce moment