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L’agroécologie comme levier de santé publique et de développement durable

Paddel Afrique

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Le projet Santés & Territoires, signé entre le Cirad et l’AFD le 20 juillet dernier, vient d’être lancé à Saly au Sénégal. Co-financé par l’AFD et l’Union Européenne (programme DeSIRA) et doté d’un budget de 6 millions d’euros, ce projet ambitionne de révolutionner les approches intégrées de la santé en les associant au cadre de la transition agroécologique. Coordonné par le Cirad, ce projet de 5 ans développera ses activités dans 4 pays : Sénégal, Bénin, Laos et Cambodge.

Les zoonoses, maladies animales transmissibles à l’être humain, les résistances aux antibiotiques et les pollutions environnementales posent aujourd’hui de graves problèmes de santé publique à l’échelle mondiale. Ces problèmes sanitaires sont pour beaucoup liés aux systèmes de production agricole. La transition agroécologique des territoires peut-elle permettre de les régler ? C’est à cette question que va s’atteler le projet Santés & Territoires, qui démarre sur plusieurs sites au Sénégal, au Bénin, au Laos et au Cambodge. Coordonné par le Cirad, le projet est cofinancé par l’AFD et le programme européen DeSIRA – Development Smart Innovation through Research in Agriculture.

La table-ronde « One Health, agroécologie et politiques publiques » a marqué le lancement du projet Santés & Territoires, lundi 27 septembre à Sally, au Sénégal © R. Belmin, Cirad

La table-ronde « One Health, agroécologie et politiques publiques » a marqué le lancement du projet Santés & Territoires, lundi 27 septembre à Sally, au Sénégal © R. Belmin, Cirad

Le lancement officiel a eu lieu le 27 septembre à Saly au Sénégal. Fidèle à l’esprit collaboratif du projet, ce lancement s’est ouvert par une table-ronde animée par Mariam Sow de la DyTAES sur la thématique du projet « One Health, agroécologie et politiques publiques », avec : Abdoulaye Dème, représentant le recteur de l’UGB ; Astou Camara, représentant le directeur de l’ISRA ; Mamadou Demba Sall, représentant du directeur de la délégation du Lac de Guiers – SAED ; Christophe Cambier, représentant de l’IRD ; Sylvie Lewicki, directrice régionale du Cirad pour l’Afrique de l’Ouest – zone sèche.

 

La santé, levier de développement dans le cadre de la transition agroécologique

La notion de santé du territoire constitue l’arc fondateur du projet Santés & Territoires. Pour Aurélie Binot, chercheuse en  anthropologie et en agronomie au Cirad à l’origine du projet, « cela va au-delà des santés environnementale, végétale, animale ou humaine, que l’on retrouve liées par le concept One Health (Une Seule Santé). Pour qu’un territoire connaisse un développement local et une paix sociale durables, il faut à la fois considérer la santé globale, mais aussi la qualité sanitaire des produits agricoles. »

La qualité des produits agricoles étant dépendante des systèmes de production et des filières, l’équipe du projet Santés & Territoires s’est orientée vers l’agroécologie. « C’est une façon de produire qui peut s’adapter selon les territoires, permettre de garantir une durabilité de la production agricole et de préserver la santé du territoire dans toutes ses dimensions », ajoute Raphaël Duboz du Cirad, coordinateur du projet.

Pendant cinq ans, les acteurs du projet vont ainsi s’atteler à améliorer la qualité de vie et le bien-être des populations locales grâce à des transitions agroécologiques adaptées aux différents terrains.

« Living labs » : la naissance de nouvelles instances de concertations citoyennes

Première étape : « Il faut que tous les acteurs locaux se mettent d’accord sur une définition commune et partagée de la santé, selon Aurélie Binot. Elle varie selon les territoires, mais aussi selon des enjeux économiques, sociaux ou environnementaux. La première chose à instaurer sera donc le dialogue, entre des secteurs qui n’ont pas l’habitude d’échanger. »

Pour ce faire, le projet Santés & Territoires va mettre en place des livings labs sur les différents terrains d’étude, au Sénégal, Bénin, Laos et Cambodge. Les livings labs, ou laboratoires vivants, sont des arènes de discussions où sont représentés tous les points de vue des acteurs d’un territoire. Y seront rassemblés des acteurs qui, autrement, ne se seraient jamais croisés, et qui vont apprendre à faire des choix ensemble sur base d’expérimentations partagées.

Au Sénégal, par exemple, dans la région du lac de Guiers, plusieurs acteurs participent séparément à la santé du territoire. Aurélie Binot relate comment leurs activités peuvent parfois s’affronter :

« Il y a d’abord les compagnies de cannes à sucre, qui sont un pôle d’emploi fort dans un territoire enclavé. Ces agro-industriels vont, par exemple, proposer des services de santé à leurs employés. Par contre, ils vont utiliser des pesticides, qui risquent de contaminer l’eau ou la terre.

Aurélie Binot en visite sur le terrain au lac de Guiers (Sénégal) © P. Fernandes, Cirad

Aurélie Binot en visite sur le terrain au lac de Guiers (Sénégal) © P. Fernandes, Cirad

« Sur ce même territoire, on trouve des éleveurs et des maraîchers bio, qui sont en contact permanent avec l’eau du lac, via les canaux d’irrigation et les points d’eau pour l’abreuvement du bétail.  En raison des travaux d’aménagements hydrauliques plus en amont, cette eau transporte potentiellement des parasites qui menacent la santé des hommes et de leurs animaux, et même des cultures végétales. »

Pour l’équipe de l’ambitieux projet Santés & Territoires, toutes ces activités doivent être discutées avec l’ensemble des acteurs afin d’améliorer la santé du territoire de manière durable. « C’est un projet d’accompagnement par la recherche, où les connaissances et les expérimentations seront produites et mobilisées conjointement par l’ensemble de acteurs des territoires », précise Raphaël Duboz. « Des indicateurs, qui font sens pour les acteurs locaux, seront développés et permettront de caractériser l’état de santé du territoire et de suivre l‘impact des activités agricoles ». Plusieurs méthodes agroécologiques seront proposées et testées, avec une seule certitude : la santé publique et les dynamiques agricoles sont à penser conjointement.

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Signature d’une Convention-Cadre de Partenariat entre CGLU Afrique et l’Institut International de la Gouvernance (IIG)

Paddel Afrique

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Dans le cadre de l’extension de son Réseau de Partenaires, le Secrétaire Général de CGLU Afrique, Monsieur Jean Pierre Elong Mbassi et le Président de l’IIG, Monsieur Saad Ansari Bouaachrine ont procédé, le Mardi 20 Juillet 2021, à la signature d’une Convention-Cadre de Partenariat au siège de CGLU Afrique. Cette cérémonie de signature a été précédée par des présentations à la fois de CGLU Afrique et de l’IIG, notamment pour ce qui est de leur mandat, leur vision et leurs activités.

L’IIG est un Etablissement d’enseignement supérieur Privé, de recherche, de formation, des études, de conseil et de montage et d’exécution des projets de développement, spécialisé dans les bonnes pratiques dans le domaine de la gouvernance, dont le Siège est à Rabat, 06, Rue Mehdia Apt 2 Hassan Rabat Maroc.

Pour rappel l’IIG a appuyé l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Préfectoraux et Provinciaux (AMPCPP) et l’Académie ALGA de CGLU Afrique dans la préparation et le montage d’une dizaine de projets qui ont été présentés au Fonds Africain d’Appui à la Coopération Décentralisée Internationale du Ministère de l’Intérieur du Maroc.

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Togo : le PNUD pour un cadre de coopération avec le Secteur privé

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Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Togo a fait part au Conseil national du Patronat du Togo (CNP), de sa volonté d’avoir un cadre de coopération avec le secteur privé togolais. C’était au cours d’une rencontre entre Aliou Mamadou Dia, Représentant-Résident de l’organisation onusienne au Togo et le N°1 de CNP-Togo, Laurent Coami Tamegnon, en fin de semaine écoulée.

Ce cadre devrait permettre de discuter des difficultés auxquelles est confronté le secteur et proposer des approches de solutions, indique-t-on.

Les recommandations qui sortiront de ce cadre, permettront in fine au Pnud, d’engager des initiatives pour “discuter des problèmes réels du Secteur Privé”. Ceci, en ligne avec la mission principale du Pnud de “soutenir la croissance économique et d’accompagner les grands changements”, informe le CNP.

D’après Aliou Dia, d’autres agences des Nations Unies seront également mobilisées pour accompagner les entreprises privées togolaises dans le cadre de leurs efforts vers l’atteinte des objectifs de développement durable ( ODD).

Intervenant au Togo depuis plusieurs années dans divers domaines, le Pnud a récemment lancé le projet de Facilité Togolaise pour l’Accélération et l’Innovation (FTAI), financé annuellement à hauteur de 265 millions FCFA pour soutenir l’innovation des startups et PME du pays.

Source : togofirst

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Afrique: l’OIF finance 6 projets de développement durable au Cameroun et en RDC

Paddel Afrique

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Six projets de recherche-innovation environnementale au Cameroun et en République démocratique du Congo (RDC), viennent de recevoir un financement de plus d’un million d’euros. Il s’agit des 6 meilleurs projets sélectionnés à l’issue du 1er appel à propositions lancé le 20 mai 2021, par l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) et ses partenaires.

Les résultats du 1er appel à proposition lancé le 20 mai 2021 par l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), sont connus. Il s’agit de six projets, financés à hauteur de 1,2 million euros. Parmi les initiatives retenues, figure le projet de mise en place du FabLab Polytech de Yaoundé au Cameroun. L’initiative de l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé vis à soutenir le développement des énergies renouvelables en Afrique centrale et plus particulièrement, la conception locale et la fabrication assistée par ordinateur de micro-turbines pour la production décentralisée de l’énergie hydraulique. Ce projet décroche une subvention de 300 000 euros.

La même somme est accordée au projet de mise en place du FabLab ÉcoDéchets à Bukavu en République démocratique Congo (RDC). Proposé par l’Université évangélique de Bukavu, ce projet vise à apporter des solutions innovantes et modernes à la gestion et valorisation des déchets.

Innovations technologiques

Dans le domaine de l’innovation technologique, deux projets sont retenus. Le projet de création du Centre de recherche et d’innovation technologique en environnement et en sciences de la santé (Critess), par l’université de Kinshasa (RDC). Le projet propose une approche holistique de lutte contre le paludisme à travers une démarche originale santé-environnement par la lutte intégrée de réduction de la reproduction des anophèles dans les zones à risque et la production de nano médicaments. La subvention accordée à ce projet est de 170 000 euros.

Dans le même thème s’inscrit le projet d’excellence en production d’innovations technologiques en agro-industrie mis en œuvre par l’École nationale supérieure des sciences agro-industrielles de l’université de Ngaoundéré au Cameroun. Situé au carrefour de durable  trois pays du Bassin du Congo, le projet subventionné à hauteur de 170 000 euros, assurera l’incubation d’innovations agroalimentaires portées par des jeunes de la sous-région Afrique centrale.

Récupération

La Production et diffusion des innovations pour les constructions écologiques et les équipements au Cameroun est le quatrième sujet retenu par l’IFDD. Une activité menée depuis 2016 par la Mission de promotion de matériaux locaux (Mipromalo) pour soutenir les innovations sur les matériaux de construction alternatifs et la réduction des coûts des matériaux de construction en faveur des populations défavorisées. Ce projet obtient une subvention de 170 000 euros.

L’autre projet retenue porte sur la réalisation d’une étude sur l’état des savoirs locaux et autochtones en matière de développement durable et leur utilisation en tenant compte des spécificités liées au genre et à l’égalité femme-homme en RDC et au Cameroun. C’est une idée de l’École régionale postuniversitaire d’aménagement et de gestion intégrés des forêts et territoires tropicaux (en RDC), subventionnée à hauteur de 150 000 euros.

Un deuxième appel à proposition est annoncé

Les appels à proposition de l’IFDD, organe d’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), sont mis en œuvre dans deux pays cibles, le Cameroun et la RDC. Avec le concours des partenaires nationaux tels que l’université Kongo et Eden Africa en RDC, et Ingénieurs sans frontières au Cameroun, l’IFDD sélectionnèrent les meilleurs projets de recherche, capable de soutenir le développement durable dans le Bassin du Congo.

Un deuxième appel à propositions du même genre est en cours. Il vise la sélection de 9 nouveaux projets pour une enveloppe complémentaire de 1,47 millions d’euros.

Source : afrik21

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