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Implication des jeunes dns les collectivités locales: le Minjec partenaire des communes

Paddel Afrique

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Une convention a été signée mercredi dernier entre le ministre Mounouna Foutsou et Augustin Tamba, président de Communes et villes unes du Cameroun.

Désormais, tout se fera avec les jeunes. Dans les collectivités territoriales décentralisées surtout. C’est l’objectif de la convention de partenariat signée mercredi 19 mai dernier entre le ministère de la Jeunesse et de l’Education civique (Minjec) d’une part, et les Communes et villes unies du Cameroun (Cvuc) d’autre part. Une cérémonie présidée par le ministre Mounouna Foutsou, en présence d’Augustin Tamba, maire et président de Cvuc, ainsi que d’autres maires venus de différentes communes. Concrètement, ce partenariat axé sur les jeunes touche dix domaines. Entre autres, l’éducation civique et citoyenne des populations ; la promotion de la paix, du vivre ensemble et de l’inté- gration nationale au sein des com- munes ; la participation citoyenne des jeunes, des organisations et mouvements de jeunesse aux actions de développement local ; ainsi que la promotion du volontariat et l’insertion sociale et économique des jeunes.

De part et d’autre, les parties ont pris des engagements. Côté Minjec, il est prévu d’offrir aux Cvuc, un accompagnement technique dans la mise en œuvre de ses activités de promotion de l’éducation civique et de l’intégration nationale ; collaborer avec les Cvuc pour l’implémentation des conseils municipaux jeunes. Le Minjec s’engage également à mobiliser les jeunes et leurs organisations en vue de leur participation aux activités des Cvuc et de ses mem- bres. De leur côté, les Cvuc s’engagent d’assurer la sensibilisation et la vulgarisation des initiatives menées par le Minjec auprès de ses membres ; apporter un appui au Minjec dans le cadre de la campagne d’éducation civique et d’intégration nationale ; de sensibiliser ses membres pour la mise en place des conseils municipaux jeunes.

Le ministre Mounouna Foutsou a salué l’adhésion de quelques communes à la mise en place des conseils municipaux. La commune de Yaoundé II a d’ailleurs installé les membres du bureau exécutif de l’instance qu’elle abrite déjà. « Le Minjec est d’avis que la mutualisation des efforts par un partenariat multiforme est une approche qui permettra d’améliorer la prise en charge de cette frange de la société », a indiqué Mounouna Foutsou. Comme il l’a relevé, cette initiative repose principalement sur le volontariat et la citoyenneté active. Les conseils municipaux jeunes reflètent ainsi le laboratoire de l’inclusion sociale, du dialogue intergénérationnel et de l’apprentissage des pratiques démocratiques. Cette convention de partenariat a une durée de trois ans renouvelable.

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Grande Muraille verte au Sahel : les défis de la prochaine décennie

Paddel Afrique

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Longtemps considérée comme un programme de plantation d’arbres, l’initiative de la Grande Muraille verte (GMV) a évolué vers un programme de développement rural. Cette nouvelle vision promeut la gestion durable des écosystèmes et aspire à développer une mosaïque de systèmes d’utilisation durable des terres et de productions agropastorales diversifiées.

La création de l’initiative de la Grande Muraille verte a été envisagée pour la première fois en 2005 lors de la septième session de la conférence des chefs d’État et des gouvernements membres de la communauté des États sahélo-sahariens. Le 17 juin 2010, les 11 États de la région du Sahel (Sénégal, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Tchad, Soudan, Érythrée, Éthiopie et Djibouti), situés au sud du Sahara, ont créé l’Agence panafricaine de la GMV pour coordonner la mise en œuvre de l’initiative et appuyer la mobilisation des ressources.

Il ne s’agit plus uniquement de lutter contre la désertification, mais également de contribuer à l’agenda de l’accord de Paris, aux enjeux de l’agenda post-2020 de la Convention sur la diversité biologique, et plus largement aux objectifs de développement durable (de lutte contre la pauvreté, d’insécurité alimentaire et nutritionnelle, d’emploi, d’équité, de justice…) dans les pays du Sahel.

Le dernier rapport d’évaluation sur l’état d’avancement de la GMV (septembre 2020) a néanmoins souligné le faible avancement de cette initiative (seuls 18 % des objectifs initiaux auraient été remplis) : parmi les raisons, l’insuffisance de coordination entre l’ensemble des parties prenantes, à toutes les échelles (locales, nationales, régionales et internationales).

Atteindre les objectifs 2030 de la GMV, à savoir restaurer 100 Mha de terres dégradées, séquestrer 250 Mt de carbone et créer 10 millions d’emplois verts, ne sera possible qu’à condition de relever de nombreux défis, pour ne pas conclure à nouveau, dans dix ans, à un bilan mitigé.

Adapter les solutions à la diversité des territoires

Lors de l’ouverture du Congrès mondial de la nature à Marseille (septembre 2021), le président Macron, après son annonce en janvier 2021 du lancement de l’accélérateur de la Grande Muraille verte, qui vise à faciliter la coordination et la collaboration des donateurs et parties prenantes impliqués dans l’initiative, a rappelé le soutien de la France à la GMV en déclarant notamment : « Il est important que les acteurs sur le terrain puissent avoir des projets et que l’on puisse les accompagner. »

La lutte contre la dégradation des terres à l’échelle de la Grande Muraille verte implique nécessairement de s’appuyer sur des actions qui ciblent les populations locales, en tenant compte du fait qu’elles tirent des ressources naturelles qu’elles gèrent des produits pour leur propre consommation ou pour les vendre.

De Dakar à Djibouti, les contextes climatiques, pédologiques, les pratiques et les techniques de gestion durable des terres (agroforesterie, agroécologie, agropastoralismes, etc.) ainsi que les règles foncières sont diverses et multiformes. L’adage selon lequel « il n’existe pas de solution qui puisse s’appliquer partout » doit guider la définition des solutions à apporter aux populations des territoires.

Au Sénégal, la mise en œuvre de jardins polyvalents villageois (Widou-Thiengoly) est un exemple de solution adaptée aux conditions du milieu et aux besoins des populations.

Faire participer tous les acteurs

Les pays de la GMV se caractérisent aussi par une diversité de contextes culturels et d’acteurs, qu’ils soient gestionnaires de terres (agriculteurs, pasteurs…), administrateurs publics ou locaux, issus de la société civile ou du secteur privé. Il convient donc de créer les conditions favorables à la coopération de tous.

Il en va de leur confiance quant à la pertinence des actions à déployer sur les territoires, ainsi que de la viabilité sur le moyen et long terme de ces opérations. Cette collaboration est également un gage pour éviter les conflits d’usage des ressources naturelles (sol, eau, biodiversité), et pour une meilleure reconnaissance de la place de tous (jeunes, femmes).

La mise en place de processus consultatifs multiacteurs est donc une étape primordiale pour la création de ces conditions. Ces processus doivent, à l’échelle des territoires, à la fois intégrer une évaluation systématique du potentiel des ressources en terres et en eau, une analyse des pressions qu’elles subissent et des pratiques de gestion durable à mettre en place, mais aussi une analyse des tendances en matière de gouvernance, de sécurité foncière et d’accès aux ressources.

Les filières, agricoles ou non (artisanat…), doivent aussi être considérées avec un appui des institutions scientifiques africaines et internationales pour renforcer les chaînes de valeur existantes, comme les filières de valorisation des aliments traditionnels et des produits locaux (pulpe de Baobab, moringa…) de Sahel Délices pour développer des produits intéressants sur un plan nutritionnel et agroécologique.

Avec la pleine participation des collectivités territoriales et autorités des différents services de l’État en charge du plan et de l’aménagement du territoire, ces processus doivent conduire à la définition de plan d’aménagement durable de l’espace.

Le projet « Beog Puuto » développé au Burkina Faso par SOS Sahel dans le cadre GMV est un exemple de type de projet coconstruit. Impliquant des ONG burkinabè et des structures de l’administration publique burkinabè et visant à apporter une réponse durable à la dégradation des terres et à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, il a dès sa conception mis les acteurs locaux au centre de l’action et comme acteurs du changement.

Diffuser les bonnes pratiques

Les pays et institutions techniques de la GMV ont pu accumuler des acquis importants en matière de connaissance et de maîtrise des techniques de conservation des eaux et des sols (les demi-lunes, le zaï, les cordons pierreux…).

Celles-ci sont décrites et commentées dans de nombreux rapports et initiatives d’envergure, telles que TerrAfrica, programme multiacteurs de lutte contre la désertification et dans la base de données du réseau international Wocat qui documente et assure la dissémination des techniques de gestion durable des terres.

Malgré cela, ces solutions restent encore méconnues ou peu utilisées dans les zones reculées des territoires sahéliens, peu en contact avec les structures administratives ou peu impliquées dans des projets de développement.

Il apparaît donc nécessaire de prioriser ces acteurs (coopératives paysannes, comités locaux de développement, organisations de la société civile, etc.), de vulgariser ces pratiques et leurs intérêts sous différents formats (numérique, vidéos, application mobile, etc.).

Suivre et évaluer les progrès sur le terrain

L’un des défis à relever et mis en exergue dans le rapport d’évaluation sur l’état d’avancement de la GMV est de mettre en place un système de suivi et d’évaluation spécifique aux ambitions de la GMV. C’est l’une des activités de l’accélérateur de la GMV.

Un tel travail, ancré dans les territoires et qui mobilise tous les acteurs (société civile, recherche, bailleurs) dans une démarche participative et de sciences citoyennes, constituera très probablement la pierre angulaire du succès de l’accélérateur de la GMV.

La recherche a un rôle tout particulier à jouer dans la définition de ce cadre de redevabilité. Il ne s’agit pas, bien sûr, de documenter uniquement les impacts sur le stock de carbone des territoires de la GMV, la surface de terres restaurées, la biodiversité. Il est également indispensable d’évaluer ces impacts en matière de bien-être des populations pour que les territoires GMV soient pour elles des « espaces sûrs et justes ».

Au Sénégal et Burkina Faso, le projet Avaclim, construit par les ONG et la recherche, vise à produire des indicateurs multidimensionnels des impacts de l’agroécologie. La recherche développe par ailleurs des outils satellitaires d’observation de la terre qui fournissent des données en temps réel et sont de formidables alliés dans le suivi des actions de la GMV (comme Geosud) et les activités autour du New Space…)

De grands défis nous attendent donc encore, mais la multiplicité des expertises mobilisables laisse espérer qu’un succès est possible. Il nous semble également essentiel que la Grande Muraille verte soit intégrée au plus haut niveau dans les stratégies politiques de chacun des pays concernés et intégrés à des programmes de recherche et d’innovation tels que Parfao.

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Afrique centrale: les députés prônent les modes ancestraux de résilience au climat

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Les parlementaires d’Afrique centrale adoptent une position commune pour préserver la biodiversité du bassin du Congo et vulgariser la stratégie «One Health ». L’une des recommandations formulées du 12 au 15 octobre 2021 à Kinshasa par le Réseau des parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (Repar-Ac), consiste à prendre en compte le mécanisme traditionnel africain de résilience au changement climatique.

Prendre en compte le mécanisme traditionnel africain de résilience au changement climatique. C’est l’une des dix recommandations formulées au terme de l’atelier sous régional de validation des notes de position des parlementaires aux COP sur la biodiversité et le climat et de la stratégie «One Health » du  Réseau des parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale (Repar-Ac), tenu du 13 au 15 octobre 2021 à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).

Dans les zones rurales africaines, le réchauffement climatique provoque la dégradation des terres, qui se traduit essentiellement par des sols dénudés, à l’origine de la réduction des rendements agricoles. Pour s’adapter à cette situation, les paysans font recours à des techniques de conservation des eaux et des sols (CES), la possession de fosses fumières, l’irrigation et la culture sélective des plantes (adaptation variétale). Ce sont donc ces techniques traditionnelles africaines d’adaptation au changement climatique, que le Repar-Ac souhaite voir la prise en compte, lors des débats de la COP 26 sur le climat (du 31 octobre au 12 novembre 2021 à Glasgow en Écosse), et de la COP15 sur la biodiversité (dont la deuxième partie est prévue du 25 avril au 8 mai 2022 en présentiel dans la ville de Kunming en Chine).

La stratégie «One Health»

Parmi les dix recommandations de l’atelier du Repar-Ac à Kinshasa, l’on note également entre autres, la détermination des proportions précises à atteindre par le bassin du Congo dans la mise en œuvre du nouveau cadre mondial de la biodiversité, la nécessité d’insister sur la connectivité entre les 3 conventions de Rio(Brésil), et le besoin de faire ressortir la question de la compensassion liée à la problématique de la gestion durable de la biodiversité. Ces trois recommandations qui s’inscrivent particulièrement dans le cadre de l’amélioration de la stratégie One Health du Repar-Ac.

En rappel, l’approche « One Health » (une seule santé) appelle à repenser la perception de la société sur la santé, en tenant compte de l’interdépendance du vivant ou de l’interconnexion entre les personnes, les animaux et l’environnement. Remis au goût du jour au début des années 2000, ce concept ancien ambitionne de décloisonner les disciplines et les enseignements de santé humaine, animale et environnementale, afin de faire efficacement face aux maladies émergentes et les zoonoses.

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Pour booster le développement : plus de 3000 ha de mangrove à restaurer avec «Manko»

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Booster le développement local, améliorer le cadre de surveillance de l’aire marine protégée de Niamone-Kalounayes et permettre aux populations et communautés locales de profiter des retombées auxquelles s’attend toute population riveraine d’écosystème mangrove ou d’aires marines protégées ! Une opportunité saisie par les organisations communautaires de base et les populations de Niamone et des Kalounayes en partenariat avec Oceanium. Des terroirs qui sont dans des activités de reboisement depuis belle lurette et qui, par un effet d’engouement suscité par le projet «Manko», sont en train, par le biais de la restauration de la mangrove, de gagner la bataille de la pauvreté ; et ce, avec la création d’emplois verts avec tout ce que cela comporte en termes d’avantages pour le développement local.

La zone de Niamone-Kalounayes ! Une contrée qui connaît également une dégradation de ses ressources forestières du fait d’un déficit pluviométrique combiné à l’action anthropique et à la salinisation des sols. Toute chose qui impacte négativement l’écosystème de la mangrove. Une situation qui affecte en outre rudement le vécu quotidien des populations plongées pour la plupart dans une extrême pauvreté. C’est d’ailleurs tout le sens de la mise en branle dans la zone de Niamone-Kalou­nayes du Projet «Manko» d’une durée de 3 ans et qui intervient au Sine-Saloum et en Casa­mance dans le cadre de la restauration de la mangrove et de l’accompagnement des communautés dans le cadre d’activités génératrices de revenus.

Le projet «Manko», pour affranchir les Kalounayes de la pauvreté
Ce projet à l’actif d’Oceanium et de son partenaire Weforest, qui travaille avec 450 entreprises dans le monde, intervient dans la Zone sud au niveau de 12 communes (10 à Ziguinchor et deux à Sédhiou). «Ce projet appuie d’abord la massification des reboisements avec un rythme très intense noté sur le terrain depuis l’année dernière. Un partenariat florissant et durable entre Oceanium et les communautés bénéficiaires», soutient Cheikh Oumar Tidiane Sonko, président du comité de gestion de l’Aire marine protégée (Amp) de Niamone-Kalou­nayes. Ce dernier, par ailleurs président de l’Association Comment Agir contre les Périls en Afrique (Cacopa), structure qui a un ancrage écologique et qui s’active dans la restauration de la mangrove depuis 2001, est d’avis que les impacts du projet sont déjà pluriels. Car au-delà de la conservation qui porte, dit-il, sur ces activités de mobilisation communautaire et de reboisement massif, le projet a décliné, poursuit M. Sonko, des orientations d’activités génératrices de revenus qui doivent impacter très positivement le développement local, la création de richesses à la base, la relance d’une dynamique communautaire. Des retombées auxquelles s’attendent les populations riveraines telles celles des Kalounayes qui sont dans des activités intenses de reboisement depuis le démarrage au mois de juin dernier du projet pour cette année.

Avec «Manko», les communautés locales s’auto-promeuvent et s’autonomisent
Et c’est en marge d’une journée de reboisement organisée à Coubalan, le mercredi dernier, que Aliou Badiane, coordonnateur d’Oceanium dans la zone des Kalounayes, s’est à son tour appesanti sur les contours et les impacts de ces activités de reboisement. «Grâce à Oceanium et au projet «Manko», beaucoup de jeunes parviennent à joindre les deux bouts par rapport à leur études scolaires et universitaires ; car l’argent collecté dans le cadre du reboisement leur permet d’acheter des fournitures et de s’inscrire pour leur scolarité», martèle Aliou Badiane. Et pour le coordonnateur d’Oceanium dans la zone des Kalounayes, c’est grâce en outre à la manne financière récoltée dans le cadre de ce projet de reboisement que la jeunesse du village de Boutolote a pu construire son foyer des jeunes d’un coût d’environ 3 millions F Cfa.
Selon Youssou Diédhiou, coordonnateur du Projet «Manko» au niveau de la Zone sud, ce sont 1200 ha qui ont été reboisés sur un objectif de 1500 ha. Un projet dont l’impact peut être, dit-il, évalué à l’état immédiat, au niveau du déroulement des activités de restauration de la mangrove, de la collecte des semences sources de création d’emplois, du transport du produit, de la commercialisation par des tiers des semences, le triage avec associations féminines, au niveau des planteurs qui s’investissent à fond à travers des associations, etc. Des sources de revenus pour pas de mal de familles et pas mal de ménages. C’est dire que cette campagne de reboisement a déjà, à mi-parcours, contribué grandement à l’amélioration des conditions de vie des communautés. Il en veut pour preuve qu’au niveau de la zone, pas moins de 20 Asc s’impliquent à fond dans cette campagne pour trouver en contrepartie des sources de financement pour leurs activités sportives et culturelles avec des gains d’un à plus de deux millions de francs Cfa. Un objectif atteint, selon Youssou Diédhiou, pour qui il s’agissait au départ à leur niveau d’impliquer les communautés à la base, pousser les populations à s’approprier ce projet. C’est dire que par rapport à l’impact du projet, Alioune Badiane d’Oceanium estime qu’il permet à beaucoup de familles et de jeunes de sortir aujourd’hui de la pauvreté. «Moi-même je suis aujourd’hui salarié et je nourris ma famille grâce à Oceanium tout comme d’autres jeunes et Asc qui profitent grandement du projet «Manko»», souligne-t-il. Des associations de jeunes qui gagnent au minimum, à l’en croire, entre 50 000 à 70 000 francs Cfa par jour dans le cadre de la restauration de la mangrove. Normal donc si ce projet constitue, de l’avis des jeunes des Kalounayes, une plus-value dans le cadre du développement local.
Alandesse Tamba, représentant du président de l’Asc Baraka, association qui s’active dans le social et le secteur agricole, soutient que leur structure avait eu à mener des activités de reboisement de manière bénévole. Mais aujourd’hui, c’est pour faire face aux charges liées au fonctionnement de leur Asc que les jeunes se sont engagés, note-t-il, dans ce projet de reboisement pour pouvoir tirer des sources de revenus et subvenir en outre à leurs besoins. Et ce, au niveau de ces contrées impactées par la pauvreté. Des jeunes qui, par la voix de Alandesse Tamba, ont demandé au président d’Oceanium, Youssef El Aly, à multiplier les actions, les activités de reboisement au niveau de cette contrée des Kalounayes.

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