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G5-sahel : les pays membres valident la feuille de route du programme desert-to-power

Paddel Afrique

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Les ministres en charge de l’Énergie du G5 Sahel valident la feuille de route régionale de l’initiative Desert to Power. Développé par la Banque africaine de développement (BAD), ce programme vise à fournir de l’énergie propre à 250 millions de Sahéliens au cours des neuf prochaines années.

L’initiative Desert to Power devrait désormais entrer pleinement dans sa phase de développement au Sahel. La feuille de route du programme vient d’être validée par les ministres en charge de l’Énergie du G5 Sahel. Il s’agit d’un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité, créé par cinq États du Sahel, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

La feuille de route de Desert to Power, élaborée par la Banque africaine de développement (BAD) identifie les grands projets qui permettront à ces cinq pays de mettre en commun leurs ressources afin de développer un réseau électrique stable et flexible, intégrant une grande production solaire au service de la sous-région. Elle vise également à exploiter les synergies pour mieux répondre aux préoccupations des pays du G5 Sahel en matière d’accès à l’électricité.

La densification des échanges d’électricité

La feuille de route régionale de l’initiative Desert to Power est structurée autour de quatre priorités, l’énergie solaire et le stockage à grande échelle, l’intégration des réseaux électriques des pays du G5 Sahel, la programmation pansahélienne hors réseau, et l’hybridation des centrales thermiques. « La feuille de route va largement faciliter la coordination des pays du G5 Sahel. Une approche qui permettra de réaliser des économies d’échelle dans la construction de parcs solaires régionaux et des interconnexions sous régionales », explique la BAD.

Selon l’institution financière panafricaine basée à Abidjan (en Côte d’Ivoire), en complément des feuilles de route nationale des pays membres, la feuille de route régionale contribuera à la densification des échanges entre les pays du G5 Sahel et donnera d’importantes perspectives aux acteurs privés et publics.

Pour mémoire, l’initiative « Desert to Power » est un partenariat qui couvre onze pays de la région du Sahel, le Burkina Faso, le Cameroun, la Gambie, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, le Sénégal et le Tchad. L’initiative vise à produire 10 000 MW d’énergie solaire d’ici à 2030 à travers la réalisation de projets sur les réseaux et hors réseaux afin d’alimenter 250 millions de personnes. Selon la BAD, l’initiative Desert to Power devrait faire du Sahel, la plus grande région de production d’énergie solaire dans le monde.

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Afrique: six entreprises récompensées pour des projets à faible émission de CO2

Paddel Afrique

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Le Partenariat mondial Seed (Promoting entrepreneurship for sustainable development) vient de dévoiler les neuf entreprises lauréates de son prix 2021, dont six africaines. Les sociétés distinguées mettent en œuvre des projets innovants notamment dans les secteurs des déchets, de l’énergie et de l’agriculture.

L’entrepreneuriat vert gagne du terrain en Afrique. Le 13 juillet 2021, six entreprises africaines se sont vues décerner le prix Seed pour leurs initiatives en faveur du développement durable et de l’économie verte inclusive.  Il s’agit de Regenize, de JVL-YKMA, de Peec Energy, de Kalahari Honey, de Wuchi Wami et d’EcoGen. Chaque lauréat recevra une subvention de contrepartie d’un montant compris entre 10 000 et 15 000 euros et bénéficiera de services de conseil personnalisés pendant un an maximum pour développer leurs activités, dans le cadre du programme d’accélération Seed. L’initiative a été lancé par le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

La valorisation des déchets

L’entreprise sud-africaine Regenize propose de la monnaie virtuelle aux populations en échange des déchets collectés.  « Appelée Remali, cette monnaie peut être utilisée pour acheter divers coupons de temps d’antenne, de données et d’épicerie », indique Regenize, cofondée par Chad John Robertson. Pour faciliter le travail de collecte des déchets sur le terrain, la société basée dans la ville du Cap fournit aux collecteurs des uniformes, des tricycles et autres engins mobiles. Regenize revend ensuite ces ordures aux entreprises pour traitement.

AFRIQUE : six entreprises récompensées pour des projets à faible émission de CO2©Regenize

Une employée de Regenize qui collecte les déchets plastiques©Regenize

Regenize a acheté 231 tonnes de déchets depuis sa création en 2016.  Le partenariat mondial Seed soutiendra l’entreprise dans la mise en place de 151 centres de recyclage décentralisés et le recrutement de 423 collecteurs de déchets dans son modèle.

La start-up JVL-YKMA Recycling Plant convertit plutôt les déchets organiques et les boues fécales en briquettes de biomasse et en compost. Le fertilisant est utilisé comme engrais pour l’agriculture. La jeune entreprise fondée par Bernadette Dzifa Agbefu est le fruit d’un partenariat public-privé innovant entre Jekora Ventures et l’Assemblée municipale de Yilo Krobo, au Ghana. JVL-YKMA Recycling Plant traite 1 800 tonnes de déchets solides organiques et 5 000 m3 de boues fécales pour produire quotidiennement 200 tonnes de compost et 1 000 tonnes de briquettes combustibles à faible coût.

La troisième start-up de gestion des déchets est EcoGen. L’entreprise malawite produit, vend et distribue des biodigesteurs domestiques portables à bas prix. Il s’agit de poubelles qui convertissent les déchets organiques en biogaz et en engrais organique. Ce qui contribue à réduire la déforestation, à promouvoir l’agriculture durable, etc.

La production d’électricité à partir du solaire

L’entreprise ougandaise Peec Energy fait aussi partie des six entreprises lauréates du prix Seed. La société propose des solutions de surveillance à distance et de comptage intelligent pour les mini-réseaux solaires et les systèmes solaires domestiques dans les communautés rurales. Le système de Peec Energy, fondé par Philip Kyeswa en 2016 bénéficie à 3 800 ménages. L’entreprise ougandaise envisage de s’étendre au Rwanda et au Congo pour atteindre les 500 000 foyers connectés.

Les deux autres lauréats sont Kalahari Honey qui forme les agriculteurs à l’utilisation d’abeilles pour limiter la destruction des fermes botswanaises par les éléphants, et Wuchi Wami en Zambie. La société zambienne promeut l’apiculture durable. « Les 39 finalistes seront également soutenus par le programme Seed Catalyser afin d’affiner leurs modèles commerciaux et d’optimiser leur impact tout en améliorant leur préparation à l’investissement », indique Seed.

Depuis sa création en 2005, le prix Seed a récompensé 311 entreprises dans 40 pays et a favorisé le versement de plus d’un million d’euros de subventions. « Chaque entreprise Seed a permis d’économiser en moyenne 7 300 tonnes de CO2, de générer plus de 9 399 kWh d’énergie renouvelable et de créer 28,4 emplois, dont 32 % sont proposés à des personnes situées au bas de la pyramide (BoP) », affirme Rainer Agster, le directeur des opérations de Seed.

Source : afrik21

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Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local 2021

Paddel Afrique

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L’Union Africaine (UA) a communiqué le thème de l’édition 2021 de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JAD), qui se célèbre le 10 août de chaque année.

Le thème de cette année est  : « La contribution des arts, de la culture et du patrimoine au développement durable des villes et des territoires africains ».

La charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local, adopté en juin 2014 par les chefs d’État et de gouvernement réunis en sommet à Malabo, dans son article 20 paragraphe 4, institue la commémoration de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local (JAD) le 10 août de chaque année. La célébration de la JAD par tous les Etats membres de l’UA est organisée sous  l’autorité du sous-comité « décentralisation et gouvernance locale » du comité technique spécialisé n°8 de l’Union Africaine comprenant les ministres de la Fonction Publique, des Collectivités Locales, du Développement Urbain et de la Décentralisation.

Le thème choisi pour la célébration de la JAD est basé sur le thème de l’année, défini par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine. Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont défini 2021 comme l’année des arts, de la culture et du patrimoine en Afrique. C’est en accord avec ce choix que le thème pour la célébration de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local 2021 a été retenu, précise la note conceptuelle produite par l’UA.

Trois sous thème ont été déclinés, invitant les villes et territoires africains à y réfléchir :

Sous-thème 1 : Utiliser l’art et la culture comme leviers pour l’inclusion sociale et pour la promotion du sentiment d’appartenance et d’unité dans les villes et territoires africains.  

Sous-thème 2 : Mobiliser l’énergie de la jeunesse pour renforcer la contribution des industries culturelles et créatives à la création d’emplois et au développement durable des villes et territoires africains.

Sous-thème 3 : Développer des activités autour du patrimoine culturel comme moyen de construire l’identité de la ville et de promouvoir l’image de marque de la ville et le marketing territorial.

La célébration vise à :

– sensibiliser et informer le grand public ;

– partager les expériences positives et les bonnes pratiques entre les États membres ; mais aussi

– reconnaître et encourager les villes et territoires qui excellent dans la mise en œuvre d’actions remarquables dans le domaine des arts, de la culture et du patrimoine.

Consultez la note conceptuelle ici .

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Université Marien-Ngouabi : la chaire Unesco tient un colloque international sur l’écologie

Paddel Afrique

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Le responsable de la chaire Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), le Pr Jean Maturin Nzikou, en collaboration avec la vice-présidente chargée des Affaires académiques à l’Université Marien-Ngouabi, Yolande Berton Ofouémé, a ouvert, le 14 décembre à Brazzaville, les travaux du colloque international sur l’« Environnement et Développement durable ».

Les participants au colloque de deux jours sont en train d’apporter des contributions innovantes pour relever les défis inhérents à la préservation de l’environnement et au développement durable. Sur webinaire, ils ont interagi sur les concepts du développement qui s’inscrivent dans une perspective de long terme en intégrant les contraintes écologiques et sociales à l’économie. Ils vont aussi échanger sur l’ensemble des conditions naturelles et culturelles susceptibles d’agir sur les organismes vivants et les activités humaines ainsi que sur un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

Ainsi donc, leurs idées ont été résumées autour des sous-thèmes : « Outils numériques en sciences de l’ingénieur », « Energies et environnements », « Contrôle et qualité des aliments » enfin « Ponts et infrastructures ».

S’exprimant sur la portée des thématiques en débat, le directeur par intérim de l’Ecole nationale supérieure polytechnique (ENSP), Niéré Romain Richard, a indiqué : « Nous sommes à une époque qualifiée de cruciale pour l’avenir de notre planète. Déjà, les scientifiques parlent de point de basculement pour les écosystèmes, signifiant ainsi qu’ils ont atteint un niveau élevé de leur dégradation. On perçoit alors les efforts pour atteindre la vie en harmonie avec la nature en vue d’atteindre un développement durable tant souhaité ».

Niéré Romain Richard a de même rappelé qu’en 2012, la chaire de l’Unesco en sciences de l’ingénieur à Brazzaville a permis la soutenance de quatorze thèses et trois cents masters environ dont les candidats étaient originaires du Congo, de la République démocratique du Congo et du Tchad.

Avant l’ouverture de cette chaire, l’ENSP ne formait que des professionnels en ingénierie. Il y a maintenant des soutenances de master de recherche en sciences de l’ingénierie, des thèses de doctorat ainsi que la promotion au Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur des enseignants de l’ENSP en sciences de l’ingénierie.

La représentante de l’Unesco, Fatoumata Marega, s’est réjouie du Congo qui dispose de deux chaires Unesco sur les quatre que compte l’Afrique centrale. La chaire de l’Unesco en sciences de l’ingénieur à l’ENSP a été ouverte en mai 2011. Suspendue plus tard pour non production de rapport, elle a été à nouveau réouverte le 23 janvier 2020.

« Les femmes ne représentent à ce jour que 33% de chercheures dans le monde. En 2002, l’Unesco a accueilli la chaire femmes et sciences de l’université. Nous espérons que le Congo emboîtera le pas », a-t-elle dit.

Pour l’éco-scientifique au Congo, la vice-présidente chargée des Affaires académiques à l’Université Marien-Ngouabi, Yolande Berton Ofouémé, a pour sa part indiqué : « La problématique de préservation de l’environnement et du développement durable est une préoccupation prioritaire pour les décideurs de notre pays, de la communauté scientifique et des universitaires. Car entre le climat, le sol, la végétation et les activités humaines, il y a des déséquilibres qui peuvent générer les préjudices irréversibles ».

Signalons que des chaires Unesco contribuent à la recherche scientifique dans le monde. Huit cent cinquante-quatre d’entre elles sont présentes dans cent dix-sept pays. Une chaire Unesco désigne un projet et une équipe dans une université ou un établissement d’enseignement supérieur ou de recherche qui travaille en partenariat avec l’Unesco afin de faire progresser les connaissances et la pratique dans un domaine prioritaire à la fois pour l’établissement et l’organisation. Le partenariat est officialisé par un accord signé entre la directrice générale de l’Unesco et le chef de l’établissement qui accueille la chaire Unesco. A travers les chaires, cette institution encourage la coopération et la création de réseaux entre les universités au niveau international pour renforcer les capacités institutionnelles par le partage de connaissances et la collaboration.

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