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Bénin : la note de diagnostic pays de la Banque africaine de développement identifie les piliers d’un nouveau modèle de développement

Paddel Afrique

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Au regard des défis à relever et des enjeux de la transformation structurelle pour une croissance inclusive au Bénin, six principaux piliers ont été identifiés comme socle du  nouveau modèle de croissance et de développement du pays, relève la Note de diagnostic‑pays (NDP) de la Banque africaine de développement publié le 27 septembre dernier.

La note fixe, en premier, le développement du capital humain pour une productivité accrue. En effet, afin de créer une dynamique, impulsée par une main d’œuvre qualifiée et compétente, le document de la Banque invite le Bénin à intensifier les investissements dans l’éducation, la formation technique et professionnelle.

« C’est la clef pour l’éclosion et l’adoption des innovations et technologies qui améliorent la productivité et la compétitivité du travail. La redéfinition des curricula de formation avec un accent particulier sur les besoins des entreprises industrielles (y compris celles opérant dans l’agro-industrie) doit constituer une priorité pour satisfaire une demande de travail spécifique », oriente la NDP.

Développer les chaînes de valeurs agricoles et industrielles constitue le deuxième pilier du modèle. Il s’agit de valoriser les produits de base de l’agriculture et d’assurer le développement des chaînes de valeurs. L’agro-industrie alimentaire, avec la valorisation des produits de l’ananas, de l’anacarde, de l’igname et du maïs ayant été identifiée comme le premier secteur porteur devant favoriser le développement des chaînes de valeurs.

Les réformes doivent également s’étendre à poursuivre la création des zones agro-industrielles spéciales (agropoles intégrés). Celles-ci permettent d’impliquer la promotion d’une solution de bout en bout de l’ensemble des chaînes de valeur de divers produits sélectionnés en concentrant les activités agro-industrielles dans des zones à fort potentiel agricole afin de stimuler la productivité et intégrer la production, la transformation et la commercialisation des produits. Ceci devrait prendre place dans un programme de développement et d’accompagnement de l’agriculture moderne et de l’industrie de transformation dans une stratégie d’industries industrialisantes.

Le troisième pilier affirmé par la NDP est le développement des infrastructures de soutien à la compétitivité à travers des investissements publics efficaces. Selon le document de la Banque, le gouvernement béninois devrait maintenir non seulement la dynamique de financement des investissements publics, entamée ces dernières années, mais aussi veiller à l’amélioration de leur qualité. Les infrastructures permettent d’améliorer la compétitivité sectorielle et globale de l’économie par le mécanisme des effets multiplicateurs sur le reste de l’économie, mais aussi celui des effets d’entraînement et d’incitation sur les investissements privés, note le document.

Autre orientation : l’amélioration de l’environnement des affaires pour le développement du secteur privé comme quatrième pilier du nouveau modèle de croissance et de développement. « Le pays doit ainsi approfondir les réformes dans les domaines de l’accès au crédit, du raccordement à l’électricité et de paiement des impôts…approfondir les réformes structurelles en vue d’améliorer le coût et la fiabilité de l’approvisionnement en électricité et la transparence dans la tarification, rationaliser le nombre et le montant de paiement des impôts et taxes », soutient la Note.

En outre, pour développer le secteur privé béninois, il conviendra notamment de renforcer les réformes de l’administration des douanes et des impôts ; d’améliorer la compétitivité du port de Cotonou ; de développer la plateforme aéroportuaire de Glo djigbé et de la zone économique spéciale attenante et de renforcer l’offre de production agricole et la promotion des exportations.

Du fait de sa position géographique, le Bénin est un hub commercial et une plateforme de services logistiques qui devrait bénéficier des opportunités d’intégration en Afrique de l’Ouest et de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Dans cette optique, la mise en œuvre d’une monnaie unique dans l’espace CEDEAO et l’opérationnalisation de la ZLECAf peuvent s’avérer comme des outils favorisant la transformation structurelle de l’économie. Par conséquent, « diversifier les exportations et promouvoir l’intégration régionale » constitue l’avant‑dernier pilier du nouveau modèle de croissance et de développement du pays, proposé par la NDP.

Enfin, il s’agira pour le Bénin de renforcer les mécanismes de redistribution de la richesse pour une croissance inclusive, ce qui constitue le dernier pilier.

« Le nouveau modèle de croissance et de développement impose une transformation sociale, qui doit être impulsée par un mécanisme de redistribution en faveur des populations pauvres », conclut le document de la Banque africaine de développement.

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Un centre pour unir les forces en faveur de l’action climatique

Paddel Afrique

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Le temps presse. Démontrés par de nombreuses études, le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité sont en cours. Pour y faire face, toutes les compétences sont nécessaires. Forts de ce constat, des scientifiques de l’UNIL et de l’EPFL ont décidé de créer le Centre d’impact et d’action climatique, CLIMACT. Cette entité interdisciplinaire, qui vient d’être inaugurée, réunit des experts des questions liées au climat et à l’environnement. Elle se veut être une véritable interface entre la science et la société.

Nicolas Tétreault, directeur exécutif, et les deux co-directeur/trice académiques, Julia Steinberger (UNIL) et Michael Lehning (EPFL). ©A.Herzog/2021EPFL

L’urgence s’est rappelée à tous, cet été, par la sortie du 6e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) annonçant l’accélération des bouleversements climatiques, ainsi que par des événements météorologiques particulièrement nombreux et intenses, survenus un peu partout dans le monde: vagues et records de chaleur, inondations, gigantesques feux de forêts…

«Ne pas agir n’est plus une option, réagit Nicolas Tétreault, directeur exécutif du centre. Il est temps que les scientifiques travaillent davantage en synergie, au-delà de leurs spécialités, pour proposer des solutions systémiques à la crise». Car il ne s’agit pas uniquement, ajoute-t-il, de réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre et responsable, en s’accumulant dans l’atmosphère, de l’augmentation des températures de déjà plus d’un degré en 150 ans à l’échelle mondiale. «C’est un problème multi-dimensionnel, qui doit être abordé comme tel», décrit-il. C’est donc toutes les infrastructures et nos modes de vie qui sont à questionner.

Du pain sur la planche

C’est pourquoi le centre fait appel à des experts représentant un large panel de disciplines, tant dans les sciences physiques – climatologie, biologie, physique, chimie, ingénierie, etc. – que humaines – économie, sociologie, psychologie – et celles à cheval entre les deux, telles que l’architecture, l’urbanisme ou l’environnement. CLIMACT soutiendra des projets de recherche commun aux deux institutions, qui devront être forcément interdisciplinaires, répondre à des défis à la fois sociaux, scientifiques et technologiques et proposer des approches novatrices et systémiques, associant notamment des décideurs économiques ou politiques. Des groupes de travail planchent également sur des questions telles qu’une meilleure intégration de la thématique climatique dans les cours, l’instauration de formations, ou encore la mise sur pied de projets pilotes impliquant la communauté estudiantine et des associations actives sur les deux campus.

Le centre CLIMACT s’est également donné pour mission de communiquer à l’extérieur du cercle académique. Il s’adresse aux associations, mouvements citoyens et à la population en général ainsi qu’aux médias. Autant d’acteurs auxquels il offrira des outils et ressources pour trouver les bons experts, mieux comprendre les enjeux complexes liés au climat, et aux processus environnementaux, s’y retrouver dans la foison d’informations disponibles sur le sujet, ou repérer plus facilement les tentatives de greenwashing. Au travers de ces contacts, l’équipe du centre compte promouvoir un nouveau discours sur les questions climatiques, mettant l’accent sur les valeurs positives et les avantages portés par le changement.

S’instruire en ligne

Il s’agira également d’instaurer des collaborations avec les milieux politiques et économiques. «Il y a beaucoup de gens, dans les entreprises, qui sont inquiets et désireux de s’engager en faveur du climat, affirme le directeur. Nous voulons leur ouvrir la porte, en leur proposant par exemple la mise sur pied de projets pilotes».

Des séminaires interactifs sont proposés en ligne, accessibles à tous. Des experts et expertes y présentent différentes problématiques et données concernant le climat, l’environnement et l’action citoyenne ou politique par exemple. L’an dernier, une trentaine d’entre elles et eux se sont prêté.es à l’exercice. On peut retrouver leurs prestations sur la chaîne YouTube du centre. Avec la rentrée, une nouvelle série de conférences a débuté. La prochaine aura lieu le 1er novembre en ligne de 12h-13h.

Programme et accès : https://climact.ch/events

Pour revoir les épisodes précédents : YouTube

Information : info@climact.ch

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Sénégal/Le contenu local et le développement discutés à Dakar

Paddel Afrique

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Les opportunités d’affaires pour les fournisseurs locaux afin d’accéder au secteur extractif et les leçons apprises de la Covid-19 constituent des points importants qui seront développés au SIM Sénégal 2021. Vous entendrez aussi parler de : La promotion et le développement du contenu local englobe des discussions sur les restrictions de voyage ; l’expertise à distance ; la promotion des talents locaux ; l’approvisionnement de biens et services fabriqués localement ; les analyses d’échantillons sur site ; le rôle de la Chambre des mines dans la définition et la mise en œuvre d’une politique de développement du contenu local ; le développement du contenu local : des opportunités pour une meilleure résilience des entreprises minières ; le développement du contenu local comme outil de compétitivité et de légitimation sociale des activités minières (stratégies d’achat local) ; les expériences, pratiques, actions et initiatives prises par les entreprises minières pour rendre leur chaîne d’approvisionnement plus accessible aux fournisseurs locaux.

SIM 2021 promouvra également, à Dakar, une journée de rencontres et d’informations sur le contenu local et la promotion de l’emploi et de l’entreprenariat entre les acteurs gouvernementaux et le secteur privé et communautaire, des rencontres B2B, ainsi que des démonstrations de produits qui seront assurées par les exposants.

Le contenu local favorisera la compétitivité et le développement territorial des PME locales en positionnant les PME et les investisseurs sénégalais dans la chaîne d’approvisionnement et le capital des grands projets miniers. C’est un des sujets qui sera abordé durant l’événement, parmi d’autres : Développement des PME/PMI : Profilage, accompagnement, mise à niveau, financement, partenariats ; Programme de développement des fournisseurs et sous-traitants ; Évaluation et développement des capacités des fournisseurs locaux ; L’employabilité des demandeurs d’emploi, la mise à niveau des PME locales sous-traitantes et fournisseurs potentiels ; La promotion du contenu local comme levier de développement territorial : Les zones franches, le hub minier, les pôles économiques ; et Le processus d’identification des opportunités et le classement de la « liste des marchés publics locaux ». L’édition de cette année favorise également la gouvernance et l’accès à l’information tels que le développement de bases de données et de systèmes de partage d’information ; Les modèles de gestion du contenu local ; La capitalisation des bonnes pratiques, des expériences et des réformes réussies ; et La transparence du contenu local dans les industries extractives.

SIM Sénégal attire des investisseurs miniers dans les domaines de la finance, des services, de l’exploitation et de la production et de l’industrie, représentant à la fois le secteur public et le secteur privé. SIM Sénégal 2021 compte avec le soutien de Endeavour Mining, IDC Drilling Company, CTA Group, Sococim, CSTT, Iamgold, Dangote Cement, Resolute Mining,  Vivo Energy Senegal, IRD, Challenge 2000, C2K Staffing Sarl, AGTS, Chambre des Mines, Saer Emploi Senegal, Trelleborg Slovenija, Somiva, Tolsa, Saudequip, Bia, Fluiconnecto, Haladjian, S.I.G. Spa, Roc Impact, Titanobel, Geotec Afrique, Ste Senegalaise des Phosphates de Thies, Epc Groupe, Mineex, Als, Forage Fte Drilling Senegal, SGS Senegal, Banmah Group, Provulco, Minekip, Rbl-Rei, Challenge 2000, and Olipes.

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Cameroun/Décentralisation : Les régions à l’école du Budget programme

Paddel Afrique

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L’opérationnalisation de la décentralisation se poursuit. Après la mise en place des régions, les présidents de régions sont désormais appelés à élaborer le budget de leur circonscription, et ce, selon les normes de l’administration camerounaise, qui voudraient que les budgets soient destinés à des programmes précis. Pour cela, le Ministère des Finances (Minfi), le Ministère de la Décentralisation et du Développement Local (Minddevel) et le Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) effectuent depuis le 6 avril dernier, une campagne de sensibilisation auprès des Conseils régionaux.

Elle s’est étendu sur toutes les dix régions du pays, jusqu’au 15 avril. Selon la note d’information parvenue à notre rédaction, cette mission a pour objectif « d’accompagner les exécutifs régionaux sur l’appropriation du processus d’élaboration, de présentation, d’exécution et de contrôle de l’exécution des budgets régionaux », indique- t-elle.

Plus précisément, il est question d’aider les exécutifs régionaux à élaborer leurs documents budgétaires à dates (budget, Projet de performance annuel (PPA)…), à les appuyer de manière adéquate à l’appropriation des outils méthodologiques d’exécution du budget en mode programme et permettre aux Régions d’avoir une bonne visibilité à moyen terme et de bien élaborer les documents de cadrage-budgétaire. Le ministère des Finances de préciser qu’ « au-delà du simple caractère initiatique de cette activité, pour les exécutifs régionaux, le principal enjeu consiste dès les premières moutures de leur budget à voir se dessiner les contours de la logique de gestion axées sur les résultats ».

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