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Afrique: l’OIF finance 6 projets de développement durable au Cameroun et en RDC

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Six projets de recherche-innovation environnementale au Cameroun et en République démocratique du Congo (RDC), viennent de recevoir un financement de plus d’un million d’euros. Il s’agit des 6 meilleurs projets sélectionnés à l’issue du 1er appel à propositions lancé le 20 mai 2021, par l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) et ses partenaires.

Les résultats du 1er appel à proposition lancé le 20 mai 2021 par l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), sont connus. Il s’agit de six projets, financés à hauteur de 1,2 million euros. Parmi les initiatives retenues, figure le projet de mise en place du FabLab Polytech de Yaoundé au Cameroun. L’initiative de l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé vis à soutenir le développement des énergies renouvelables en Afrique centrale et plus particulièrement, la conception locale et la fabrication assistée par ordinateur de micro-turbines pour la production décentralisée de l’énergie hydraulique. Ce projet décroche une subvention de 300 000 euros.

La même somme est accordée au projet de mise en place du FabLab ÉcoDéchets à Bukavu en République démocratique Congo (RDC). Proposé par l’Université évangélique de Bukavu, ce projet vise à apporter des solutions innovantes et modernes à la gestion et valorisation des déchets.

Innovations technologiques

Dans le domaine de l’innovation technologique, deux projets sont retenus. Le projet de création du Centre de recherche et d’innovation technologique en environnement et en sciences de la santé (Critess), par l’université de Kinshasa (RDC). Le projet propose une approche holistique de lutte contre le paludisme à travers une démarche originale santé-environnement par la lutte intégrée de réduction de la reproduction des anophèles dans les zones à risque et la production de nano médicaments. La subvention accordée à ce projet est de 170 000 euros.

Dans le même thème s’inscrit le projet d’excellence en production d’innovations technologiques en agro-industrie mis en œuvre par l’École nationale supérieure des sciences agro-industrielles de l’université de Ngaoundéré au Cameroun. Situé au carrefour de durable  trois pays du Bassin du Congo, le projet subventionné à hauteur de 170 000 euros, assurera l’incubation d’innovations agroalimentaires portées par des jeunes de la sous-région Afrique centrale.

Récupération

La Production et diffusion des innovations pour les constructions écologiques et les équipements au Cameroun est le quatrième sujet retenu par l’IFDD. Une activité menée depuis 2016 par la Mission de promotion de matériaux locaux (Mipromalo) pour soutenir les innovations sur les matériaux de construction alternatifs et la réduction des coûts des matériaux de construction en faveur des populations défavorisées. Ce projet obtient une subvention de 170 000 euros.

L’autre projet retenue porte sur la réalisation d’une étude sur l’état des savoirs locaux et autochtones en matière de développement durable et leur utilisation en tenant compte des spécificités liées au genre et à l’égalité femme-homme en RDC et au Cameroun. C’est une idée de l’École régionale postuniversitaire d’aménagement et de gestion intégrés des forêts et territoires tropicaux (en RDC), subventionnée à hauteur de 150 000 euros.

Un deuxième appel à proposition est annoncé

Les appels à proposition de l’IFDD, organe d’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), sont mis en œuvre dans deux pays cibles, le Cameroun et la RDC. Avec le concours des partenaires nationaux tels que l’université Kongo et Eden Africa en RDC, et Ingénieurs sans frontières au Cameroun, l’IFDD sélectionnèrent les meilleurs projets de recherche, capable de soutenir le développement durable dans le Bassin du Congo.

Un deuxième appel à propositions du même genre est en cours. Il vise la sélection de 9 nouveaux projets pour une enveloppe complémentaire de 1,47 millions d’euros.

Source : afrik21

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Développement des villes durables: 11 communes d’Abidjan bientôt soumises à la certification à la norme ISO 37101

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La Côte d’Ivoire s’active à la certification de ses communes en matière de développement durable. Pour y arriver, la Direction générale de la Décentralisation et du développement local (Dgddl) a procédé récemment, à Abidjan-Plateau, au lancement de la phase II du projet pilote de certification à la norme ISO 37101 version 2016 relative au développement durable des villes en Côte d’Ivoire.

Pour le directeur général de la décentralisation et du développement local, Dr Fidel Yapi, cette seconde phase prévoit la duplication du processus de formation et d’élaboration des systèmes de management de développement durable (Smdd) à onze (11) communes du District d’Abidjan. Ces systèmes prennent en compte l’attractivité, la préservation et l’amélioration de l’environnement, la résilience, l’utilisation responsable des ressources, la cohésion sociale et le bien-être.

Ces communes entameront leur processus de mise en place d’équipes ISO en vue d’un renforcement des capacités d’une durée de quinze (15) jours avant d’être auditées pour la certification à la norme.

« C’est un programme national auquel j’attache du prix, conformément aux engagements du ministre de l’Intérieur de la Sécurité, Diomandé Vagondo », a souligné le directeur général. Il a également salué l’appui des partenaires américains notamment ceux de l’American national standards Institute (Ansi) pour la réussite de ce programme dont l’impact sera de booster le développement des villes. Assurant que l’Etat de Côte d’Ivoire accompagnera ce processus pour l’épanouissement des communautés locales.

Présentant la norme, Edmond Kouassi, directeur du Centre d’information sur les normes et la réglementation à Codinorm, a expliqué que la norme énonce les finalités du développement durable qu’une collectivité peut souhaiter réaliser avec une stratégie de développement durable. Le concept établit les exigences d’un système de management pour le développement durable. Un développement qui répond aux besoins environnementaux, sociaux et économiques du présent sans compromettre l’aptitude des générations futures à satisfaire les leurs. Cela qui requiert des collectivités, selon Edmond Kouassi, une prise en compte de certaines questions telles que la santé, l’éducation, la gouvernance et la mobilité. Le but étant d’aider les communautés territoriales de toute taille à devenir plus résilientes, intelligentes et durables.

Le projet, il faut le rappeler, est né le 20 juin 2020 par la signature d’un mémorandum d’entente entre la Direction générale de la Décentralisation et du développement local et l’American national standards Institute. La volonté des deux parties est traduite par la mise en œuvre d’un projet de certification à ladite norme. La première phase a démarré effectivement en septembre 2020 avec deux communes à savoir Yopougon et Port-Bouët.

Cette cérémonie de lancement a été ponctuée d’échanges qui ont permis aux représentants des communes de Port-Bouët et Yopougon de partager leurs expériences aux représentants des onze communes. Alexis Kouassi, responsable qualité à la mairie de Port-Bouët et coordonnateur du projet dans sa commune, a insisté sur la disponibilité et la motivation des membres de l’équipe en charge du projet, l’accompagnement de la mairie et la mise sur pied d’une charte et d’un plan stratégique de développement durable.

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Développement local, recouvrement des ressources. Le CNTIG et les mairies à la recherche de solutions innovantes

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Impulser le développement local par les moyens des nouvelles technologies de la géoinformation ». C’est autour de ce thème que le Comité national de télédétection et d’information géographique (NTIG) et des maires ont échangé le mercredi dernier à Ivotel au Plateau, dans le cadre d’un dîner des collectivités. Selon le directeur général du CNTIG, Dr Edourd Fonh-Gbéi, l’objectif visé est de permettre aux collectivités territoriales d’être plus éclairées sur les possibilités de développement efficace en ayant recours aux outils technologiques de la géo-information. Il a expliqué qu’il s’agit de parvenir à la constitution des bases de données géo-référencées des contribuables à travers le E-commune et E-Région, pour une gestion plus efficiente des sources de revenus des collectivités. Dr Edouard Fonh-Gbéi a également informé les maires que le processus de mise en place est enclenché avec des échéanciers à l’effet de faire connaître les opportunités que la structure technique placée sous la tutelle de la Primature (CNTIG), met à la disposition des communes en vue de contribuer au développement local. « Au cours de ce dîner que nous avons voulu organiser en partenariat avec l’UVICOCI à l’endroit des élus locaux, nous vous rappelons la nécessité d’intégrer les outils de la géoinformation (…) Le CNTIG s’engage à accompagner les collectivités à constituer et tenir à jour la base de données géo référencées du territoire communal. Nous allons également contribuer au renforcement des capacités des équipes techniques des collectivités à l’effet de transférer la technicité des nouveaux outils de gestion géo-informatique. Nous allons également mettre gracieusement à la disposition des communes l’outil de gestion des actes d’état civil que nous avons développé. Les maires intérressés devront se mobiliser et prendre attache avec les services du CNTIG. »

Pour le représentant du président de l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI), Bilé Diéméléou, maire de la commune de Dimbokro, il est question d’avoir à disposition un outil d’aide à la décision. « Il s’agit ici de digitalisation pour le recouvrement de recettes, d’exposition des différences innovations conçues à l’endroit des collectivités et de voir comment elles peuvent être capitalisées pour atteindre une croissance plus accélérée (…) Il s’agit d’avoir à disposition, un outil d’aide à la décision pour une meilleure planification de la mise en œuvre des projets de développement pour le bien-être et le bonheur des populations » a-t-il dit.

Le représentant du Dg de la Décentralisation, Yapi Urbain, a rappelé que les collectivités territoriales dont l’une des missions porte sur la promotion du développement local, l’amélioration des conditions de vie des populations doivent jouer toutes leurs partitions dans le développement du pays. Il a cependant relevé que 3 principaux défis se présentent à elles. A savoir comment accroître de façon substantielle les ressources des collectivités ; comment maitriser l’aménagement de leur territoire au regard de l’urbanisation anarchique et l’occupation anarchique du domaine public et comment assurer le contrôle efficient des investissements réalisés. « Pour faire face à ces préoccupations, il faudrait connaître de façon précise les contribuables et mettre en place des outils d’aménagement et de surveillance du territoire ; et enfin cartographier les investissements réalisés. Pour atteindre leurs résultats, la télédétection et le système d’informations géographique qui sont des outils d’aide à la décision et qui permettent la géolocalisation sont à promouvoir en vue de leur implémentation au niveau des collectivités » a-t-il expliqué.

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Mise en œuvre de la réforme sur la décentralisation: le Chef de l’Etat fixe les maires

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